vendredi 9 août 2024

Fort Enet…


Combien de fois l'avons-nous aperçu

depuis notre arrivée en Charente-Maritime ?

Il est vrai que pour le voir de près, y pénétrer

plusieurs conditions sont à remplir : la météo bien sûr,

et surtout les heures de marée

puis passer par une réservation à l'Office de tourisme

car le fort est aujourd'hui une propriété privée !

Ce mercredi 7 août, c'est la bonne fenêtre !


Nous voici à la Pointe de la Fumée à Fouras-les-Bains face à l'île d'Aix…

L’histoire du Fort Enet commence par l’Affaire des Brûlots.

En avril 1809, des bateaux en feu de la Marine anglaise sont volontairement lâchés vers la flotte française en rade de l’île d’Aix. C’est le chaos total.
Imaginez la scène ; 34 navires anglais contre 15 navires français qui doivent absolument défendre l’entrée de la Charente et donc l’Arsenal de Rochefort. Dans une note à Napoléon, l’Amiral Zacharie Allemand décrit la bataille navale : Rien ne pouvait arrêter ces masses conduites par un vent violent. Nous n’avions pas d’ennemis à combattre mais une destruction générale et incendiaire à éviter (...). La mer était en feu.

L’île d’Aix est pillée par les Anglais et la Marine française évite de justesse leur entrée sur la Charente.

Le constat est clair, il faut construire un nouveau fort pour verrouiller le Pertuis d’Antioche et sécuriser la rade de l’île d’Aix.


Pour éviter une bataille similaire, Napoléon 1er, exige la construction du Fort Enet sur le rocher Enet entre Fouras-les-Bains et l’île d’Aix…

En 1810, débute enfin la construction du Fort Enet qui devrait éviter une nouvelle attaque sur l’île d’Aix et deux ans plus tard, l’armée française prend possession du fort… À partir de là, il protège la rade et sert aussi de prison pour les bagnards.

https://www.rochefort-ocean.com/le-fort-enet-a-fouras-les-bains

De chaque côté de la passe, l'activité ostréicole profite de la marée basse

Depuis 1925, la culture de l’huître est une institution à Fouras.

Les collecteurs rouge/orangé décorent cette zone du Parc naturel de l'estuaire de la Gironde et de la mer des Pertuis. Sur ces tubes en plastique les larves pondues par les huîtres se fixent avec le courant de l’océan et cela environ trois fois dans l’année.

http://demoisellefouras.canalblog.com/archives/2012/03/11/23733245.html 


Vient ensuite au bout de trois semaines, le naissain. Il faut savoir que Fouras est le premier centre national de captage de naissains d’huîtres.

On les détachera des collecteurs que neuf mois plus tard pour les mettre en bassin encore neuf mois. Commence après l’élevage.

La pointe de la fumée est le domaine des ostréiculteurs, le long de la route, les cabanes donnent le ton. En allant à marée basse au fort Enet, on voit très bien de chaque coté du chemin les élevages d’huîtres.

Il y a essentiellement de la culture en poche, les huîtres sont misent dans des poches plastiques et posées sur des supports en fer, ainsi n’étant pas en contact direct avec le sol, comme avant, cela limite que les bigorneaux percent l’huître.

La situation géographique de Fouras est idéale pour le naissain, le brassage du fleuve de la Charente et de l’océan permet une eau mi douce mi salée et une bonne température d’eau.

Et des huîtres au déjeuner à l'heure du goûter !!!

jeudi 8 août 2024

Quatre Lutins à Rochefort…


Abigail, Philémon, Virginie et Jean-Lou arrivent directement de Lyon

l'été est au rendez-vous pour trois jours de partages joyeux…

 

Dès le samedi à vélo jusqu'aux terrasses du Transbordeur

avec une dégustation de plats simples et goûteux aux Roseaux et Bocaux

le nouveau restaurant inauguré au printemps…

 

Ensuite, ils ont filé jusqu'à Port des Barques

où ils se sont rafraîchis sur la plage des Anses…

https://www.pont-transbordeur.fr/les-terrasses

… avant de nous retrouver pour un pique-nique

aux huîtres et autres mets au-dessus des carrelets…

Retour à bicyclette le long de la Charente

afin de découvrir la nouvelle piste cyclable du viaduc…

Ode à la bicyclette

 

J’allais sur le chemin crépitant :
le soleil s’égrenait comme maïs ardent
et la terre chaleureuse était un cercle infini
avec un ciel là-haut, azur, inhabité.

 

Passèrent près de moi les bicyclettes,
les uniques insectes
de cette minute sèche de l’été,
discrètes, véloces, transparentes :
elles m’ont semblé simples mouvements de l’air.

Pablo Neruda https://ocivelo.fr/ode-a-la-bicyclette-de-pablo-neruda/



Les vélos à nouveau le dimanche

à partir du lac de Cabariot sur la Vélodyssée

avec son fameux Pont de la Cèpe sur la Charent…

https://www.patrimoine-nouvelle-aquitaine.fr/default/le-pont-ferroviaire-de-la-cepe-a-cabariot.aspx?_lg=fr-FR

 

C’est le bel été

 

Souvent à vélo

Sans que le ciel

Ne bouge là-haut

 

Et la journée n'est pas finie…


 … baignade et pique-nique à Fouras…

L'été s'est donc enfin installé et c'est tant mieux

pour ces citadins qui vont poursuivre leurs vacances

en Vendée puis en Bretagne avant de pousser jusqu'aux Ardennes !


Aller pieds nus

Sur les rochers

Sur le sable chaud

 

Au bord de l’eau

S’installent les pique-niques

Avec des papillons dans les yeux

vendredi 2 août 2024

À bicyclette jusqu'à Port-des-Barques

Nous l'évoquions depuis quelque temps déjà !

Aller à vélo de chez nous à Port-des-Barques !

Plusieurs fois déjà nous empruntions la nacelle du Transbordeur

jusqu'à la rive gauche à Échillais puis jusqu'à Soubise,

de là la navette nous ramenait sur la rive droite du fleuve

pour prolonger jusqu'à chez nous ! Facile !

Ce lundi (photo 1) nous avons aperçu le panneau indiquant

Soubise / Port-des-Barques 18,5 km ! C'est faisable !

Dès le mercredi suivant, conditions météo parfaites,

vers dix heures nous nous élançons vers l'estuaire de la Charente;


Quitter Soubise en direction de Fort Lupin

déjà aperçu depuis le fleuve lors des sorties à l'Île d'Aix…

La création de l’Arsenal de Rochefort au XVIIe siècle a posé dès 1672 la question de la construction d’un fort à Lupin. Celui-ci, doit défendre l’entrée de la Charente et sécuriser la navigation vers Rochefort. Sa réalisation s’est faite de 1683 à 1685, selon les plans de l’ingénieur et architecte militaire Sébastien Le Prestre de Vauban. Donc en un temps record au vu de son architecture particulière.

Les navires, même à vide, ne prenaient le vent qu’à partir de Saint-Nazaire-sur-Charente, à quelques kilomètres de l’embouchure de la Charente. C’est pourquoi les hommes devaient tirer les navires de l’Arsenal de Rochefort jusque-là à l’aide de cordages. Cette pratique, la cordelle, est une variante du halage et les hommes dédiés à cette tâche sont les cordiers. En plus des hommes, des boeufs ou des chevaux étaient utilisés.

https://passion-charente-maritime.com/le-fort-lupin/ 

La Fontaine Royale Lupin : Un ensemble hydraulique exceptionnel

Cet édifice, directement lié à la construction de l’Arsenal a été construit en 1676 à Saint-Nazaire-sur-Charente en aval du Fort Lupin. Cette fontaine, est une fontaine réservoir qui se trouve dans le lit de la Charente. En fait, la Fontaine Royale Lupin fait partie d’un ensemble hydraulique exceptionnel qui comprend aussi deux autres sources captées dans le village. C’est pourquoi, elle illustre le génie et la volonté des ingénieurs de la Marine royale.

En plus de cette aiguade et des bassins sur la rive, il existe un système hydraulique formé par une canalisation souterraine de 2800 mètres. Cette eau provient de deux sources situées dans le village : la Source des Morts et celle de Fontpourri. Eh bien, pour ma part, je trouve que ces deux noms de source ne sont pas très engageant pour de l’eau potable…

Pour stocker l’eau de chacune de ces deux sources, deux constructions voutées en pierre de taille ont été édifiées, formant ainsi deux réservoirs. Aujourd’hui, il existe quelques regards de visite du souterrain encore bien conservés sur les 28 à l’origine.

La Fontaine Royale Lupin restera active jusqu’au début du XXe siècle. En France, elle fait partie des trois seules aiguades conservées de nos jours, les deux autres se trouvent à Brest et à Belle-Île.


Arrivée à Port-des-Barques…

Température de l'air : 29°C ; l'eau est à 23°C !

Un bain léger, un pique-nique léger, un café et une madeleine

et c'est parti pour le retour par le même trajet !

 

Nous délaissons la variante Saint-Froult  Moëze moins ombragée !

Un arrêt afin d'observer un couple de cigognes, une aigrette…

La piste nous avale jusqu'au clocher de Saint-Pierre de Soubize…


Combien de litres d'eau bus dans la journée ?

Beaucoup ! La navette fluviale nous attend à Soubize

un vent assez favorable nous pousse jusqu'au port de plaisance…

On l'a fait cet aller/retour à vélo ! 

 

Dîner pique-nique agréable en compagnie joyeuse de Jean Z.


L'été file à Rochefort au rythme des marées

au rythme des coups de pédales toujours légers…

dimanche 21 juillet 2024

Tiens ! Tiens ! Tiens !


À la maison pour les Lézamis…

Chanson française d'hier et d'aujourd'hui

L'été continue à faire la tête mais ce soir là 

chez Kinkin & Dorothée à Meursac, c'est la FÊTE !

Ils nous ont ravis et enchantés ! MERCI !

« Quand on s'aime »

On peut marcher sous la pluie
Prendre le thé à minuit
Passer l’été à Paris
Quand on s’aime.

On peut marcher sur la mer
Danser autour de la Terre
Se balancer dans les airs
On peut tout faire
Quand on s’aime
Quand on s’aime…

samedi 20 juillet 2024

L'Île de Chalonnes-sur-Loire…


La Loire, le dernier fleuve sauvage d'Europe !

Deux amis Marie & Francis ont la chance et le bonheur d'habiter depuis peu

sur une des nombreuses îles de la Loire : l'Île de Chalonnes-sur-Loire

et nous invitent à goûter le charme particulier de ce cadre ligérien…

Ils sont posés tout près de la tête de l'île que nous découvrons…

Auprès de mon île. Toujours indomptée, la Loire recèle en son cours des trésors émergés. Ainsi la plus grande île fluviale d'Europe, au sud-ouest d'Angers, où les habitants affichent une forte identité.

Arrivant par le nord, on franchit trois ponts pour arriver au coeur de Chalonnes-sur-Loire. On passe d'abord le Grand-Bras, autrefois bras principal, et aujourd'hui plutôt « petit bras » en raison de son débit réduit. Ce poète qui parlait de « la Loire, ce fleuve de sable qui charrie un peu d'eau » aurait-il toujours raison ?

https://www.anjou-tourisme.com/fr/diffusio/nature/l-ile-de-chalonnes-chalonnes-sur-loire_TFOPNAPDL049V50EGGL 



… à vélo tous les quatre de bout en bout…

Jusqu'à la queue de l'île à la Guinguette Au bout de l'île

véritable hâvre de paix, dans un corps de ferme typique ligérien restauré…

face à Montjean sur Loire…

Vers l'est, sa plus petite partie est nommée Tête-de-l'Île. C'est donc vers l'ouest que s'étire sa plus grande partie. Environ les trois quarts font partie de la commune de Chalonnes-sur-Loire, le quart le plus occidental appartenant à Montjean-sur-Loire. La « frontière » se situe au lieu-dit du Cul-du-Four.

Une cinquantaine de hameaux ou de lieux-dits aux noms évocateurs (La Vaquerie, Le Frémoir, La Baronnerie, La Buissonnerie, les Aireaux) jalonnent le paysage. S'y découvrent une lumière, une faune et une flore incomparables, des trésors jalousement gardés par leurs habitants, comme dans un écrin.

 

http://www.auboutdelile.fr/


 

… à pied jusqu'au nez de l'île face au viaduc du chemin de fer

où nous partageons des instants de lecture à haute voix…

Plus de 300 habitations sont répertoriées sur l'île. Difficile de distinguer les maisons principales des résidences secondaires, tant tous leurs propriétaires se sentent privilégiés et fiers d'être îliens - ou îlais, c'est selon. Il y a les nés-natifs comme on dit ici, se revendiquant de l'île avant d'être Chalonnais. Et puis d'autres, heureux de partager leur île ou du moins d'en exposer la beauté aux visiteurs à pied, à vélo ou en voiture, à vitesse réduite depuis peu.

Lors de la fameuse crue de 1982, la solidarité et des liens solides ont accroché les bateaux des uns à la générosité des autres. On ne badine pas avec le respect de l'île et de ses habitants, il faut le savoir. La « culture » de l'île, c'est sacré !

Autrefois le chanvre et le tabac y étaient les principales cultures ; aujourd'hui, ce sont maïs et tournesol, asperges et melons.

Merci les Amis insulaires…

À bientôt pour d'autres partages joyeux et gourmands…

mardi 16 juillet 2024

Les Princesses à Rochefort…


Gabrielle vient de Toulouse en train

à peine arrivée elle pédale sur les berges de la Charente

va saluer les Demoiselles de Rochefort sur la Place Colbert

souhaite retourner à Port des Barques

où elle a vécu de belles vacances en famille

dans le camping face à l'île Madame

est enchantée du dîner chez Isabelle à Saint Froult

va au marché à vélo avec sa soeur

avant de partir vers la Bretagne, puis la Provence…


 

Abigail arrive également en train avec sa MamyLou

elle vient de Vendée de chez sa grand'mère Christine

pour une petite semaine à Rochefort avant de repartir en Vendée !

Un peu de vélo, un ciné et deux pique-niques à Fouras

où elle se régale à sauter et danser sur le sable !

À  bientôt Abigail avec Philémon et les parents…


L'eau est fraîche, l'été fait la tête mais c'est la fête avec les vacances…


 

Le ciel de ce mercredi à Fouras…

Des journées étirées à l'infini

un ciel rempli de flocons nuageux

où la brise douce caresse la peau

et joue avec les cheveux

ou chahute parasols et chapeaux

même le sable semble heureux…

lundi 8 juillet 2024

Port des Barques m'enchante…

Port des barques m'enchante…

Sa beauté océane et dépourvue d'épines

je ne me lasse pas de la contempler :

les carrelets et leurs filets vides et suspendus 

comme des rêves inachevés.

Les flots de la marée montante tels des moutons

fuyant le danger inconnu…

Les sauterelles à nos pieds jouent à cloche-pied

dans les hautes herbes d'une mini pampa.

Les papillons jaunes, bleus simulent l'ivresse

et agacent les fleurs fragiles balançoires.

Port des Barques tu es le boîtier de mes songes…

JeanPaul (d'après Feuillets d'Hypnos n° 175 de René Char)

Clap de fin rue Meyer !

      Sardines grillées… … au barbecue du fond du jardinet… Ce jeudi 28 mai, alors que la première canicule s'installe, je décide de fai...