mardi 14 janvier 2025

Ajaccio (4)


Retour à Corte…

Déjà cet automne nous avons pris le train entre Corte et Bocognano

Cet hiver nous choisissons de parcourir la voie depuis Ajaccio…

Nous résidons à deux pas de la gare des Chemins de Fer de la Corse

et le lendemain de Noël à 11 heures nous partons vers Corte

en suivant la vallée de la Gravonna jusqu'au col de Vizzavona

en retrouvant le Mont d'Oro (2389 m), le pont du Vecchio

jusqu'à Corte endormie et presque déserte…


Sur la place centrale, la statue de Pascal Paoli veille toujours

et nous retrouvons le bar Cyrnea avec sa rue éclaboussée de soleil

la boulangerie voisine et ses délicieuses bastelles (chaussons aux blettes)

avant d'errer dans les rues vides…

 

Plus de touristes en grappes dans les ruelles le nez en l'air,

les restaurants, les crêperies les boutiques hivernent jusqu'à Pâques…


Corte en hiver

Je suis déçue par la pâleur de l’aube
son odeur d’absence
son goût de vie feinte,
dans l’haleine pâle du ciel
tout se tait ou murmure, disparaît lentement
la paresse souffle sur le voile moite et blanc
elle entre par la fenêtre comme un regard humide
la lumière et les sentes se mêlent 
dans un flou ruissellement
d’erreurs et de cotons
la giclée imprévue d’un rayon oblique taillade ma mélancolie
la confiance s’évapore dans un soupçon de brume
seule la maison de pierres aux odeurs de matin
semble de l’Être dans ce songe muet.

Je suis déçue par la pâleur de l’aube
son odeur d’absence
son goût de vie feinte,
dans l’haleine pâle du ciel
tout se tait ou murmure, disparaît lentement
la paresse souffle sur le voile moite et blanc
elle entre par la fenêtre comme un regard humide
la lumière et les sentes se mêlent 
dans un flou ruissellement
d’erreurs et de cotons
la giclée imprévue d’un rayon oblique taillade ma mélancolie
la confiance s’évapore dans un soupçon de brume
seule la maison de pierres aux odeurs de matin
semble de l’Être dans ce songe muet.

Je suis déçue par la pâleur de l’aube
son odeur d’absence
son goût de vie feinte,
dans l’haleine pâle du ciel
tout se tait ou murmure, disparaît lentement
la paresse souffle sur le voile moite et blanc
elle entre par la fenêtre comme un regard humide
la lumière et les sentes se mêlent 
dans un flou ruissellement
d’erreurs et de cotons
la giclée imprévue d’un rayon oblique taillade ma mélancolie
la confiance s’évapore dans un soupçon de brume
seule la maison de pierres aux odeurs de matin
semble de l’Être dans ce songe muet.
Je suis déçue par la pâleur de l’aube
son odeur d’absence
son goût de vie feinte,
dans l’haleine pâle du ciel
tout se tait ou murmure, disparaît lentement
la paresse souffle sur le voile moite et blanc
elle entre par la fenêtre comme un regard humide
la lumière et les sentes se mêlent 
dans un flou ruissellement
d’erreurs et de cotons
la giclée imprévue d’un rayon oblique taillade ma mélancolie
la confiance s’évapore dans un soupçon de brume
seule la maison de pierres aux odeurs de matin
semble de l’Être dans ce songe muet.

Carine Adolfini Bianconi

Retour dans la nuit : gare de Vizavona

Carine Adolfini BianconRetour dans la nuit : gare de Vizavona

 

En hiver la terre pleure ;

Le soleil froid, pâle et doux,

Vient tard, et part de bonne heure,

Ennuyé du rendez-vous.

 

Leurs idylles sont moroses.

— Soleil ! aimons ! - Essayons.

Ô terre, où donc sont tes roses ?

— Astre, où donc sont tes rayons ?

 

Il prend un prétexte, grêle,

Vent, nuage noir ou blanc,

Et dit : — C'est la nuit, ma belle !

— Et la fait en s'en allant…

Victor Hugo


 


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