samedi 12 septembre 2020

Sur les bords de Loire…


… à Tours

Un après-midi entier à suivre ses berges, à l'enjamber…

guidés par Sylviane, nous nous laissons couler sur les bords de Loire…




Ode à la Loire

Tu te prélasses, fleuve ondoyant
Traverse, parfois exubérant
Vallées, plaines et champs
Au gré de ton caractère changeant

Petit filet d’eau, ruisseau à ta source
Du massif central, tu commences ta course
Au fil de ton parcours tu trouves de la ressource
Des rivières s’inféodent, vont remplir ta bourse
Te donner calme, légèreté, aisance
Voire même un peu de suffisance
D’être doté d’une telle puissance
Et aussi d’une coupable insouciance

Te voici maintenant à ton apogée
Majestueux au milieu des plaines herbagées
Des bois et des champs fourragés
Aux flanc des cités royales pour les protéger

Te fais artiste au printemps, des ilots de sable
Tu dessines en ton sein, changent deviennent instables
Au fil des ans, selon ton humeur, ta variable
C’est pourquoi on te qualifie de non navigable

Pourtant et depuis la nuit des temps gabarres
Plates et toues cabanées ont larguées leurs amarres
Traçant un sillage sur ton onde, un marin à la barre
Chargées de quelques fêtards, de denrées rares
Tu peux aussi être pris d’un courroux violent
Au printemps ou à la mauvaise saison 
Tu débordes d’énergie ne restes plus dans ton lit
Charrie arbres et tout ce qui t’indispose

Toi le fleuve aux reflets scintillants
Aux éclats de milliers de pièces d’argent
Tes flots ocres grondent dans un grand chambardement
Submergent les rives, les champs avoisinants

Puis tu regagnes ta couche, passée ta colère
Laissant ça et là quelques vestiges de ta folie passagère
Tes eaux s’éclaircissent de jour en jour, régulières
Le soleil salue l’évènement à sa manière

Se mirant sur tes flots devenus à nouveau brillants
Où déjà s’activent quelques brochets frétillants
Superbe tableau, irisé aux tons pétillants
Ô Loire fleuve calme, vif et à la fois sémillant
Par ta grâce et ta beauté tu me séduis
Te regarder et t’admirer j’en suis réduis
Et pour cela je ne voudrai pas être éconduit
C’est pourquoi je te dédie cette page aujourd’hui
                                                                                                                             
                                                                                                                           Rémi dit Pilatom



Quand l'amour t'appelle, suis-le, bien que ses voies soient difficiles et raides.
Et quand ses ailes vous enveloppent, cédez-lui, bien que l'épée cachée parmi ses pignons puisse vous blesser. Et quand il vous parle, croyez en lui, bien que sa voix puisse briser vos rêves comme le vent du nord ravage le jardin.
Kahlil Gibran

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