lundi 28 septembre 2020

Les pique-niques…

Pourquoi fait-on des «pique-niques» ?


La formule est souvent employée lorsque l'on décide de préparer un repas dans la nature. Mais d'où vient-elle ?

Le mot est attesté dès 1694 dans la locution « faire un repas à piquenique », c'est-à-dire « faire un repas en payant chacun son écot ». Ce qui signifierait peu ou prou aujourd'hui « chacun apporte quelque chose à manger » ou

« chacun paie sa part ». Un siècle plus tard, le mot fait ses valises. On le trouve alors employé tout seul, dans l'expression « faire un pique-nique », soit

« manger hors de chez soi ».

Et voilà où commence le nœud de notre problème !


« Pick nick » ou « piquer la nique » ?

Selon le dictionnaire Littré, le mot « pique-nique » avec un trait d'union est vicieux, [car] la locution n'a pour sens “piquer la nique“. Il faudrait supprimer le trait d'union, et préférer son écriture “pikenike“. Une orthographe qui serait ainsi plus proche de l'origine de l'expression. D'après le thésaurus, « pique-nique », qui s'écrivait encore «pic-nic» au XVIIIsiècle, proviendrait en effet de l'anglais « pick nick », du verbe to pick « saisir » et nick, « point, instant ».


Une origine bien différente de son voisin Le Trésor de la langue française. Ce dernier note que la locution « pique-nique » est née de la réunion de la forme verbale « pique », de « piquer » et de « nique ». Une hypothèse partagée par le linguiste Claude Duneton dans son livre La Puce à l'oreille. L'auteur explique que le mot anglais « picnic » est arrivé cinquante ans après le mot français « pique-nique ». Il ne peut donc pas avoir donné naissance à notre locution. Ce, comme l'affirme le Littré.


Pour preuve de son explication, Claude Duneton rapporte la première attestation qui a été faite de la locution dans le dictionnaire de Bloch et Wartburg. On y lit: « Le pique-nique est composé du verbe piquer au sens de picorer (“piquer les tables“ c'est “vivre en parasite“ aux XVIIeet XVIIIesiècles) et de nique “chose sans valeur, moquerie“.» Une explication qui éclaire par vases communicants la formule de « pique-assiette ».


« Faire un pique-nique », c'est donc littéralement picorer des petites choses.


Alice Devely Le Figaro Langue française Publié le 21 avril 2018

jeudi 17 septembre 2020

Sur la côte vendéenne…


Trois jours chez Christine et Jean-Claude près de Saint Gilles Croix de Vie

Nous quittons les bords de Loire pour aborder la côte vendéenne

et nous voici sur l'île de Noimoutier : pique-nique sur une plage presque déserte

un temps idéal pour la baignade…


La marée s'amuse de nos questions

est-elle bonne ? d'où vient le vent ?

t'aimes l'eau froide ? t'aimes les vagues ?

sur la plage, tu lis ? tu rêves ? tu dors ?
Pêche à pied sur le Passage du Gois

deux pas de côté, un coup de râteau, et les palourdes s'offrent à nous…

les seaux sont vite remplis, quelques pâtes et le dîner s'annonce délicieux…

En conquérants, ils s’élancent,

Triomphants, les armes à la main,

Savourant, à l’avance,

L’ivresse d’un prochain festin.


Ils griffent, ils soulèvent et creusent,

Enlèvent à la mer éventrée,

Des trésors de vie précieuse,

Des richesses aux saveurs salées.

Pliés en deux dans leur chasse,

Ils oublient tout, ils sont heureux,

Ils en oublient même la menace...

La mer n’oublie pas les envieux.


À toi les huîtres et les couteaux,

À moi les moules, les palourdes,

À lui les coques et bigorneaux,

À eux les panières lourdes.

 

Ils reviendront, se promettent,

Aux prochaines grandes marées

Pour ensemble, faire la fête

Et revivre la pêche à pied.

                                                 http://www.reverie-et-poesie.com/pages/il-est-le-temps-des-roses-1/la-peche-a-pied-1.html


Balade à vélo…

Le lendemain, ravis et joyeux, nous partons sur les pistes cyclables vers le nord, vers Le Trou du Diable et Les Cinq Pineaux…

mercredi 16 septembre 2020

Les jardins de la Terre à Chaumont-sur-Loire



Les jardins de la Terre, retour à la Terre mère

Dans l'Antiquité grecque; la terre mère, Gaïa,

déesse mère personnifiant la terre fertile,

donnait la vie, était, comme la Pavati hindoue,

infiniment respectée…

Dans la frénésie de la mondialisation et le développement exponentiel

de sociétés tournées vers leur " croissance",

le lien s'est considérablement distendu avec cette figure fondamentale,

protectrice et nourricière.

https://www.detentejardin.com/visites-de-jardin/festival-des-jardins-de-chaumont-sur-loire-2020-une-29eme-edition-en-hommage-a-la


Or, au-delà de sa puissance symbolique et mythologique,

la terre mère, source fructueuse et éternelle,

est une communauté indivisible et autorégulée

de tous les être, végétaux, animaux et humains

qui la constituent et doivent être protégés sans distinction.


Les composantes physique, chimique, biologique,

les différents écosystèmes, la biosphère,

la poussière et les océans interagissent

de façon à maintenir un environnement optimal pour la vie.

Lieu de reflet, de connaissance et de respect

de tous ces accords mystérieux,

lieu de partage et de convivialité,

le jardin, microcosme, reflet du macrocosme,

est l'espace, par excellence, de la possibilité d'une vie harmonieuse.


La Terre est un jardin et tout jardin se doit d'être une leçon

de ce que devrait être notre relation avec elle,

trop souvent agressée, abîmée, au risque désormais,

de nous mettre en péril…

http://www.domaine-chaumont.fr/fr/festival-international-des-jardins/edition-2020-les-jardins-de-la-terre-retour-la-terre-mere


La table

Je suis une table
Sur moi on pose des objets
On pose des bras, des têtes et parfois même des pieds
Je suis une table et face à l'adversité je reste stable

Parfois on me raye, on m'abîme, on me gribouille
Parfois on me déplace, on me tape, on me mouille
Mais dans une pièce je passe inaperçue et j'entends les conversations
Les bruits, les insinuations, les murmures
Et je les glisse dans les veines du bois avec passion

                                                                                                              Simon Willoquaux

Le jardin précieux

Les pourpres hortensias timides en leur coin 
écoutaient les clochettes à l'entrée du jardin
Les galants gardénias dans leurs suaves pourpoints
entendaient le doux cri des arbres enfantins
Les charmants géraniums agiles et mutins
se lavaient les cheveux tout autour du bassin
Les violettes émues en robe de satin
tendrement respiraient le bon air du matin 

Une gente fillette avec un sécateur
en fit tout un bouquet — la fin de ce bonheur 
                                                                            Raymond Queneau 
                                                                              Battre la campagne 

samedi 12 septembre 2020

Sur les bords de Loire…


… à Tours

Un après-midi entier à suivre ses berges, à l'enjamber…

guidés par Sylviane, nous nous laissons couler sur les bords de Loire…




Ode à la Loire

Tu te prélasses, fleuve ondoyant
Traverse, parfois exubérant
Vallées, plaines et champs
Au gré de ton caractère changeant

Petit filet d’eau, ruisseau à ta source
Du massif central, tu commences ta course
Au fil de ton parcours tu trouves de la ressource
Des rivières s’inféodent, vont remplir ta bourse
Te donner calme, légèreté, aisance
Voire même un peu de suffisance
D’être doté d’une telle puissance
Et aussi d’une coupable insouciance

Te voici maintenant à ton apogée
Majestueux au milieu des plaines herbagées
Des bois et des champs fourragés
Aux flanc des cités royales pour les protéger

Te fais artiste au printemps, des ilots de sable
Tu dessines en ton sein, changent deviennent instables
Au fil des ans, selon ton humeur, ta variable
C’est pourquoi on te qualifie de non navigable

Pourtant et depuis la nuit des temps gabarres
Plates et toues cabanées ont larguées leurs amarres
Traçant un sillage sur ton onde, un marin à la barre
Chargées de quelques fêtards, de denrées rares
Tu peux aussi être pris d’un courroux violent
Au printemps ou à la mauvaise saison 
Tu débordes d’énergie ne restes plus dans ton lit
Charrie arbres et tout ce qui t’indispose

Toi le fleuve aux reflets scintillants
Aux éclats de milliers de pièces d’argent
Tes flots ocres grondent dans un grand chambardement
Submergent les rives, les champs avoisinants

Puis tu regagnes ta couche, passée ta colère
Laissant ça et là quelques vestiges de ta folie passagère
Tes eaux s’éclaircissent de jour en jour, régulières
Le soleil salue l’évènement à sa manière

Se mirant sur tes flots devenus à nouveau brillants
Où déjà s’activent quelques brochets frétillants
Superbe tableau, irisé aux tons pétillants
Ô Loire fleuve calme, vif et à la fois sémillant
Par ta grâce et ta beauté tu me séduis
Te regarder et t’admirer j’en suis réduis
Et pour cela je ne voudrai pas être éconduit
C’est pourquoi je te dédie cette page aujourd’hui
                                                                                                                             
                                                                                                                           Rémi dit Pilatom



Quand l'amour t'appelle, suis-le, bien que ses voies soient difficiles et raides.
Et quand ses ailes vous enveloppent, cédez-lui, bien que l'épée cachée parmi ses pignons puisse vous blesser. Et quand il vous parle, croyez en lui, bien que sa voix puisse briser vos rêves comme le vent du nord ravage le jardin.
Kahlil Gibran

vendredi 11 septembre 2020

Sur les bords du Layon…



Joies de l'amitié à Chalonnes-sur-Loire

Quitter les bords de la Charentes

pour aborder les rives du Layon…

Et retrouver Marie et Francis posés depuis peu entre Loire et Layon…


L'été joue les prolongations sur la terrasse

où les papilles se régalent

avant d'aller musarder dans les vignes des coteaux du Layon

jusqu'aux moulins d'Ardenay…
Des moulins à vent....

Les ailes des moulins, portées au gré du vent
Tournent la grosse roue écrasant le froment
Puis le meunier surveille, et alimente en grains
La pierre dévoreuse de blé mûr, pour le pain.
Le meunier récupère la farine bien blanche
Qu'il mettra dans des sacs conçus à cet effet
Et s'en ira livrer, bien que ce fût dimanche,
Ses clients boulangers, des sacs qu'il à fait.
Dès le lundi matin, on trouvera le pain
Croustillant et doré, qui sort du vieux four
Les clientes l'auront pour un demi - florin
C'est le prix à payer pour un pain chaque jour.
Les ailes des moulins ont fini maintenant,
Le progrès ne veut plus, qu'elles tournent dans le vent.
                                                                                Jacques Malandrini

Les rives du Layon…


Le Layon est un petit affluent de la Loire de 90 kilomètres de longueur, dont la rive droite forme un coteau escarpé. Après avoir pris sa source dans le département des Deux-Sèvres (Saint-Maurice-la-Fougereuse), il termine son cours en rejoignant la Loire à Chalonnes

Il présente des fluctuations saisonnières de débit très marquées, avec une période de hautes eaux en hiver.


Partagé entre le Saumurois et les Mauges, le bassin-versant du Layon est constitué du Layon, et de ses affluents, le Douet, le Lys, la Vilaine, l'Arcison, le Javoineau, l'Hyrôme et le Jeu

mercredi 2 septembre 2020

la Pointe du Ras à Beaugeay…


Sur les anciens îlots du golfe de Saintonge,

les bourgs ont grandi peu à peu.

Beaugeay sur sa "presqu'île" et Hiers qui lui fait face,

encadrent la citadelle de Brouage.

Ce matin-là, nous partons depuis le parking de la mairie de Beaugeay

où nous dégustons de délicieuses figues ventrues…

Nos pas nous emmènent vers le hameau de La Tour

et nous poursuivons vers la Merlauderie…

Le ciel transporte des nuages joufflus qui se mirent

dans les canaux du marais où règne un silence léger…
Le marais

C'est un marais dont l'eau dormante 
Croupit, couverte d'une mante 
Par les nénuphars et les joncs :
 
Chaque bruit sous leurs nappes glauques
 
Fait au chœur des grenouilles rauques
 
Exécuter mille plongeons ;

(.…)

La cigogne dont le bec claque, 
L'œil tourné vers le ciel opaque,
 
Attend là l'instant du départ,
 
Et le héron aux jambes grêles,
 
Lustrant les plumes de ses ailes,
 
Y traîne sa vie à l'écart.

Théophile Gautier
Ami, quand la brume d'automne 
Étend son voile monotone
 
Sur le front obscurci des cieux,
 
Quand à la ville tout sommeille
 
Et qu'à peine le jour s'éveille
 

À l'horizon silencieux…

(…)

Nous déambulons entre terre et marais,

abordons des fermes, des granges,

sur des chemins souvent bordés de petits canaux avec quelques arbres,

élevage de bovins, pâturages, cultures de maïs, tournesol…

Nous empruntons la "Taillée du Grand Port"

qui serpente encore en direction d'un ancien rivage : la "Pointe du Ras"

mardi 1 septembre 2020

Les franchissements…



Navette fluviale Soubise - Rochefort - Échillais

Choisir le dernier dimanche du mois d'août

avec une belle lumière estivale, douce, avec

si possible une brise légère glissant sur la Charente…


Partir de son nid douillet pas trop tôt, ni trop tard

avec encore quelques saveurs de café en bouche

enfourcher sa bicyclette et longer le fleuve

jusqu'au Pont Transbordeur où la nacelle enjambe

lentement la Charente d'une rive à l'autre…


Et se laisser porter au-dessus des flots paisibles

sur les traces des danseurs des Demoiselles de Rochefort…



Reprendre la piste cyclable à Échillais

pour suivree le méandre de la Charente

jusqu'au pied de l'église Saint-Pierre à Soubise

où le bateau passeur nous conduit à nouveau

sur la rive droite du fleuve assoupi.


Il ne reste plus qu'à pédaler jusqu'au Pont Transbordeur…

Le Sentier des Guetteurs autour du Pont Transbordeur

Guetteur

ni voix ni voile
mais le ciel en débandade
court après l'éternel
les nuages ont volé l'âme de nos ombres,
bon vent à toi l'égarée
qui vas peupler ton signe d'air
avec la plénitude d'un baiser vide la course devrait faire roc aux rives du désert
ce ne serait que diamants de cendre trois joyaux de poussière présents dépareillés
pour les écorchures du soleil le roi frappe son chêne et se brise le poing
le sage laisse un sourire
passer sur les choses comme un frisson
né de cet instant même
André Velter

Deux concerts exceptionnels !

Le concert des oyseaux musique baroque: chant, théorbe, viole de gambe   Jérôme Chaboseau  :  Viole de gambe Pierre-Etienne Nataf  :  Théorb...