mercredi 20 octobre 2021

Marennes / Oléron à l'automne





Au pays de l'huître

Redécouvrir le verdoyant marais de Seudre

où l'on élève les huîtres de Marennes-Oléron

puis marcher le long des eaux tranquilles

du canal Charente-Seudre, par les prairies…

Ce matin lumineux d'octobre, nous démarrons

notre déambulation depuis La Cayenne (photo)
Le marais

C'est un marais dont l'eau dormante 
Croupit, couverte d'une mante 
Par les nénuphars et les joncs : 
Chaque bruit sous leurs nappes glauques 
Fait au chœur des grenouilles rauques 
Exécuter mille plongeons ;

La bécassine noire et grise 
Y vole quand souffle la bise 
De novembre aux matins glacés ; 
Souvent, du haut des sombres nues, 
Pluviers, vanneaux, courlis et grues 
Y tombent, d'un long vol lassés.

Théophile Gautier

Retour à Bourcefranc le Chapus

Impossible de quitter le bassin de Marennes

sans aller saluer à nouveau

le cadre enchanteur de Bourcefranc le Chapus…


Une balade au départ de Saint-Trojan-les-Bains

L'automne maintient allumer ses lumières estivales

et nous filons vers le sud de l'île d'Oléron,

lieu découvert à notre retour de Mayotte

à notre arrivée en Saintonge en septembre 2012…

Et nous redécouvrons le port et ses cabanes ostréicoles

point de départ d'une très belle randonnée 

entre la côte, le Marais des Bris et la forêt de pins…

Dégustation d'une bière belge avant le retour à la maison…

Le Marais des Bris

Conquis sur la mer par l'homme au siècle dernier,

le Marais des Bris est reconnu pour ses richesses biologiques.

Sa mosaïque de milieux humides doux et salés,

de roselières, de prairies et de bois, est à l'origine de cette richesse.

Situé entre terre et mer, ce marais assure l'épuration des eaux pluviales

avant qu'elles ne se déversent dans la mer :

une fonction cachée mais primordiale pour l'élevage

des huîtres et autres coquillages…

Une forêt essentielle pour Oléron

La forêt domaniale de Saint-Trojan s'étend sur 2000 hectares

au sud-ouest de l'île d'Oléron.

Composée de pins maritimes et de chênes verts,

elle a été artificiellement planté au début du XIXsiècle

pour stabiliser les dunes littorales et protéger les habitations.

La forêt contribue au maintien de l'écosystème de l'île…

À bicyclette sur les pistes à Oléron

La météo annonce une journée estivale,

les vélos sont chargées dans la voiture dès le matin

le pique-nique est dans les sacs et direction Dolus d'Oléron

départ de nombreuses pistes cyclables…

Arceau, La Boirie et L'Aiguille avec ses marais colorés…

Boyardville surveille le fort, la forêt des Saumonards

nous ouvrent des pistes mi-ombre mi-soleil

à al recherche d'un coin pique-nique qui surgit

comme par miracle dans une clairière accueillante…

Retour au couchant

dans une lumière mordorée comme seule l'automne

sait nous l'offrir dans les vignes, les prairies, les étangs…

Halte près des halles de Saint Georges d'Oléron

puis direction Saint Pierre d'Oléron, Arceau et Domus…

Dégustation d'une bière fraîche avant de reprendre le viaduc

dans les derniers rayons dorés alors que la pleine lune se lève…

Une journée merveilleuse avant de se préparer à l'arrivée des frimas…

vendredi 1 octobre 2021

La tour de Broue (à l'envers) !


L'ancien golfe de Saintonge

Nous avons un faible pour ce circuit,

ce lieu a quelque chose d'enchanteur…

Nous avons déjà connu le circuit dans un sens (en août 2014)

depuis Saint Sornin quand nous étions posés à Saintes…



C'était le plein été et nous gardons le souvenir de moments très chauds

dans la traversée du marais…

Cette année, nous choisissons le début de l'automne

pour effectuer le circuit à l'envers à partir de la tour de Broue.

Perdus ! Nous nous sommes perdus à mi-parcours !

La traversée du marais est un jeu d'enfant,

c'est tout droit, on saute le chenal de Goëland,

on coupe la D18 au pont de la Bergère,

on recoupe la D18, on se retrouve en lisière du marais

du côté de la Sablière, on traverse le village des Pibles

on arrive à la pointe de l'Aiguillon, la Prée et…

plus de trace de balisage jaune du PR3 !

Nous voici sur la D131 bruyante de Marennes à Saintes…

À la sortie du chemin de Torial, un brave monsieur nous a remis

sur le bon chemin pour se retrouver à La Prée puis à Saint Sornin!

De là nous revenons au pied de la tour de Broue face au marais…

L’ancienne paroisse de Broue, aujourd’hui simple hameau, est située à l’extrémité occidentale d’un éperon dominant d’une trentaine de mètres le marais dit de Brouage ou de Saintonge. Ce dernier, aujourd’hui en prairie, mais qui fut une grande zone de production salicole depuis au moins le Moyen Âge jusqu’à la fin de la période moderne, est étudié dans le cadre d’un PCR depuis maintenant quatre années. Les objectifs de ce dernier consistent à comprendre l’évolution du paysage de ce milieu riche mais fragile, l’histoire de l’occupation humaine et surtout les particularismes des modes de vie de ses habitants. Il s’appuie pour cela sur les résultats d’autres fouilles d’époque moderne (Brouage, Beaugeay) et contemporaine (cabanes de marais de Laleu, Petit Gémeux, Saint James).

 

Dans le hameau de Broue subsistent encore un pan de mur de l’église paroissiale, celui d’une possible chapelle castrale et les ruines d’une tour maîtresse et de sa chemise. Ce dernier ensemble n’est curieusement pas installé à l’extrémité du promontoire, laissant cet emplacement à une prairie d’environ 1 ha libre de toute construction depuis au moins la fin du xviie s. C’est donc, en 2015, principalement sur cette parcelle, que quatre premiers sondages ont été réalisés en vue d’évaluer le potentiel archéologique de ce secteur, déjà exploré par une prospection géophysique menée par l’université de La Rochelle.


mercredi 29 septembre 2021

À bicyclette juste avant l'automne…



Septembre à vélo…


L'été va bientôt s'en aller…


mais septembre est souvent très beau


comme les prolongations de l'été…


et j'aime bien faire du vélo à deux…



Et si on allait sur Oléron pédaler dans les marais


manger des huîtres, jouer, se baigner…


Dans la Forêt des Saumonards


Entre Boyardville et Saint Georges d'Oléron


dégustation d'huîtres bien sûr à La Gauterelle


suivie d'une magnifique déambulation entre les marais


puis baignade dans  l'Anse de la Malconche



Oui, l'été s'étire avec bonheur à deux, à vélo…


Demain ? Oui, on y retourne, au sud si tu veux bien…


Dans la forêt de Saint-Trojan à Vert Bois


Je rêve, je vole et je souris


sur une terre de bruyère


brodée d’aiguilles et de lumière

 


Je rêve, je vole et je souris


à l’enfant retrouvé


là sur le banc assise


Je rêve et je joue avec Toi


à dévoiler la beauté des nues


à caresser le souffle du vent

 


Je rêve sur mon nuage de douceur


arrosant la terre d’une pluie de bonheur


je rêve, je vole et tu me souris


tels deux enfants sur l’arbre de Vie.


D'après : https://www.bonjourpoesie.fr/vospoemes/poemes/jean_francois_gregoire/reve_eveille


Et les huîtres ?


Bien planquée pour l'instant dans sa coquille

Elle vous regarde de son œil bleu-vert torve

Puis elle vous fixe

Et vous lance son clin d'œil fatal avec ses longs cils noirs.

C'est qu'elle est chiante, l'huître,

À vous dévisager avant usage

De son regard plein de larmes

Qui, au plus gros de sa peine, se met en rond,

Si malheureuse alors qu'elle ne coule plus.

Que peut-elle espérer de l'homme,

Cette dragueuse,

Sinon qu'il l'avale d'un coup sans y planter la dent

Et qu'elle descende intacte dans son estomac noir

Pour passer son vieux jour…

Paul Fournel

Le Bel Appétit

dimanche 26 septembre 2021

Sur le chemin de Saint Jacques…


Ils sont partis du Puy en Velay à la mi-août

sur le chemin de Saint Jacques de Compostelle…

Nos chemins se sont croisés dans le Lot

à notre retour des Cévennes…


Martine et Jean-Yves, ont préparé ce long périple

depuis un an, depuis leur mariage à l'île d'Aix…

Nous suivons leur chemin chaque jour ;

à ce jour ils ont franchi les Pyrénées et filent vers l'ouest

en passant par La Rioja puis la Castille et le Léon…

Partir un jour, au hasard du Chemin,

et lentement, sûrement, se perdre pour mieux se retrouver.

Bonheur et souffrance mêlés dans un regard pénétrant,

au rythme des vers, au rythme de la marche.


«... Le Chemin de Compostelle 

Ici le soleil est un brûlant acrobate
Et devant mon horizon
Les ombres dansent et font la lune 
Le vent le sable la terre le silence
Et moi joueur de tambour 
Me voici dans un nouveau berceau
Un autre ventre un autre sein 
Mon sac à rêves

Est toujours près de moi quand mon esprit s'égare pour oublier...»
Neil Thomas

mercredi 15 septembre 2021

Au pied du Mont Aigoual…

Que du bonheur sur les hauteurs !

Une semaine au pied du Mont  Aigoual (1567 m) au nord du Gard

dans un confortable chalet à Saint-Sauveur-Camprieu

en compagnie joyeuse de Joëlle et Jean-Marc…

Ces deux amoureux des Cévennes nous ont invité

à découvrir à pied quelques-uns de leurs sites préférés…


À chaque jour une surprise autour de ce sommet, aux portes de la Lozère :

— le lac du Bonheur, l'abîme de Bramabiau, Saint Sauveur de Pourcils,

la ferme de Boissières (mais où sont donc passés les Charentais ?)

— les cascades d'Orgon, le site André Chamson, le col des Portals

— le lac des Pises, les cols de la Serreyrède et de la Caumette…


L'Aigoual d'après André Chamson

Pour Chamson, l'Aigoual fut plus qu'une montagne des Cévennes :

des êtres de chair et de sang qui ont tenu les Cévennes…

Quand il aborde ce lieu, ses châtaigneraies et ses cimes;

il entretient un rapport viscéral non seulement avec la montagne

mais sa "race" — mot qu'osa l'auteur à une époque où il n'était pas interdit…


Enfant de la montagne, Chamson en connut la charge, la beauté et la dureté.

L'Aigoual fut et resta son partenaire

avec qui il installa des rapports quasi magiques…

Poème d'un tas de bois


chaque jour                                                     pourtant j'aimerais bien savoir 

depuis une semaine 

passant devant chez la mère Coquelet               qu'est-ce que c'est beau 

je marque un temps d'arrêt                              cet orange vif 

                                                                      enrobé de vert pâle

on a benné dans son jardin 

un tas de buches                                             rien qu'à l'œil

                                                                     on devine que ça doit

le bois est orange vif                                       sacrément sentir bon 

et l'écorce vert pâle                                         dans l'âtre

                                                                     

je ne sais pas                                                 comme une gelée de coings 

de quel arbre il s'agit 

sans doute d'un fruitier 

  

je n'ose pas demander                                                                Roger Lahu

elle a la réputation                                                                     Au plus près

d'être pète-sec la mère Coquelet                                                 le dé bleu

et je ne la connais pas vraiment 

La bruyère


Ô bruyère, bruyère,
Je croyais te connaître et je ne savais rien
De cette odeur mêlée à la rumeur légère
Qui vient du fond des pignadas, qui vient
Des longs pays qui sont les tiens, bruyère…

 

– Je connaissais ta petite âme de chez nous,
Ta petite âme éparse au pied de chênes roux
Et de sorbiers déjà couleur d’automne…

 

– Mais ce rose éclatant, ces violets pourprés,
Ces épis de corail aux grains serrés,
Cette lumière en fins grelots qui sonnent,
Les trouve-t-on chez nous, même l’automne ?

 

– Et c’est comme une flamme au ras des sables,
Un couchant rouge et mauve interminable
Sous les hauts parasols,
Quand tu fleuris, bruyère…
   

                                   Sabine Sicaud  https://www.poetica.fr/poeme-6416/sabine-sicaud-la-bruyere/

Le bonheur


Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite.

Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite. Il va filer.


Si tu veux le rattraper, cours-y vite, cours-y vite.

Si tu veux le rattraper, cours-y vite. Il va filer.


Dans l’ache et le serpolet, cours-y vite, cours-y vite.

Dans l’ache et le serpolet, cours-y vite. Il va filer.


Sur les cornes du bélier, cours-y vite, cours-y vite.

Sur les cornes du bélier, cours-y vite. Il va filer.


Sur le flot du sourcelet, cours-y vite, cours-y vite.

Sur le flot du sourcelet, cours-y vite. Il va filer.


De pommier en cerisier, cours-y vite, cours-y vite.

De pommier en cerisier, cours-y vite. Il va filer.


Saute par-dessus la haie, cours-y vite, cours-y vite.

Saute par-dessus la haie, cours-y vite. Il a filé!                 

                                                                                                                   Paul Fort

jeudi 9 septembre 2021

Soulages à Rodez…


Enfin !!!

Depuis le temps que nous avions émis le désir

de pousser les portes du Musée Soulages à Rodez !

Combien de fois, depuis Saintes, depuis Lanau,

au retour de Nîmes avons-nous jeté un regard aux bâtiments couleur rouille

jetés sur la pelouse verte à l'entrée de Rodez ?


Ce jeudi 19 août, en route pour un séjour au pied du Mont Aigoual

avec Joëlle et Jean-Marc,

nous décidons de faire étape dans la cité aveyronnaise !


Le lendemain vendredi, immersion dans la lumière de l'artiste

né à Rodez en 1919, dans la plus grande collection au monde

des œuvres du peintre et graveur Pierre Soulages…

Le sujet de la nuit lumineuse…

 

À partir de 1979, Soulages travaille presque exclusivement le noir, 


qu’il nommera plus tard « outrenoir » et définira « comme un pays au-delà du noir ».


La grande intuition de l’artiste est que « le noir sert à exalter le blanc. »


Il emploie le terme de « cistercien » pour qualifier le travail de toute une vie


sur cette couleur, un travail d’ascète mené avec rigueur et gravité. 


Sur ses toiles, le noir en larges aplats est partout, avec ses nuances :


niger, noir brillant et ater, noir mat. Le noir est immuable,


car il précède la lumière, et il révèle les couleurs :


« J’aime l’autorité du noir, sa gravité, son évidence, sa radicalité. Son puissant pouvoir de contraste donne une présence intense à toutes les couleurs. Le noir a des possibilités insoupçonnées et, attentif à ce que j’ignore, je vais à leurs rencontres. »


Le noir-lumière est un champ mental autre que celui du simple noir. Sa nature est double :


à la fois noir et lumière, à la fois absence et présence du noir et de la lumière.


https://www.narthex.fr/blogs/ecrits-mystiques/le-noir-lumiere-poesie-mystique-de-jean-de-la-croix-et-abstraction-picturale-de-pierre-soulages

mercredi 18 août 2021

Quatre Lutins sur les bords de la Charente



On butine entre Charente et Vendée…

Abigail, Philémon, Virginie et Jean-Lou sont venus par vague,

en train, en voiture, jusqu'à Rochefort…

Cuisine, feux d'artifice, jeu de piste à Brouage, vélo sur les rives du fleuve,

traversée sur la navette et la passerelle du Pont Transbordeur,

séjour en Vendée, camping à Oléron, l'été est riche et varié

en Charente-Maritime, en Vendée…


Le soleil aussi s'est bien amusé entre les nuages et les belles éclaircies…

Nous avons à peine goûté quelques heures caniculaires…


Le tiramisu aux fraises

 

Liste des ingrédients

 

     — 500 g de fraises

     — 20 biscuits roses de Reims ou biscuits cuillère

     — 100 g de sucre 

     — 250 g de mascarpone

     — œufs 

     — jus de pomme ou d'orange

Le feu d'artifice

 

Il fracasse la nuit

File en flèches effilochées

Dans un grand ciel de suie

Éclate

S'inverse se dilate se disperse

 

Fontaine de feu crépitant sa furie

Dans le feutre bleu noir du plein ciel en folie

 

Des hallebardes jaillissent

Se haussent se hissent

Harcellent l’espace et passent

Éclaboussures de perles

Qui naissent et déferlent

En fines gouttes de sang

Mêlées de verte de jaune de bleu et de blanc

Scintillent croissent s’éparpillent s’entrecroisent

Meurent et renaissent…

Gilbert Chatenoud


Sur la nacelle du Transbordeur


En balade sur le fleuve
Vogue une nacelle à fil

Depuis la rive gauche
Par cette soirée d’été.
Elle dérive au fil de l’eau,

 

Légère nacelle fragile
Aux bords encor ourlés de noir,
Et quand le courant accélère,
Elle s’adapte et elle file

File, jusqu’à l’autre rive…


D'après La nacelle de Vette de Fonclare

http://poemes-provence.fr/la-nacelle/

Clap de fin rue Meyer !

      Sardines grillées… … au barbecue du fond du jardinet… Ce jeudi 28 mai, alors que la première canicule s'installe, je décide de fai...