Bouchon qui saute
Nectar versé
Bulles qui tressautent
Toujours bien frappé
Pétillant ces vins
Leurs bulles frétillent
Remontant avec entrain
Spectacle qui émoustille
L'appel de l'ouest est fort ! Très fort ! Nous avons quitté la Saintonge à l'automne 2017 pour les horizons verdoyants du Quercy… Deux belles, très belles années, nous avons respiré dans le vallon abrité de Lanau à Montcabrier. Trois hivers plus loin, nous revoici sur les bords de la Charente, tout près de la côte, au pays de Pierre Loti et des Demoiselles !
Bouchon qui saute
Nectar versé
Bulles qui tressautent
Toujours bien frappé
Pétillant ces vins
Leurs bulles frétillent
Remontant avec entrain
Spectacle qui émoustille
Oui, au-dessus de nos têtes,
un petit nuage blanc
balayé par le vent
nous amuse ; fait-il la fête ?
Nous sommes aussi
balayés par tous les vents
à l’horizon, point de banc
pour se poser, rire avec lui
Au-dessus de nos têtes
le petit nuage blanc
s’amuse… fait-il la fête
se croit-il cerf volant ?
Tels des coquelicots
derrière nos lunettes
nous observons les sauts
saltos et autres pirouettes
du petit nuage blanc et farfelu
Le soleil joue au firmament
et se moque de nous tout en bas
à nous demander tendrement
et maintenant, là-haut, où il va
Dis-nous joli nuage blanc
vas-tu t’évanouir, fondre
partir en miettes dans le vent
dis-nous, peux-tu répondre ?
Mais, mais… je ne le vois plus…
ça alors… il a disparu… fondu… !!!
La Charente et ses berges encore sauvages
nous ont invités à glisser jusqu'au pont Transbordeur…
Partages joyeux et gourmands avec Marie & Francis dans le vent…
Ballade du temps qui va
Comme ruisseaux mes amis vont et comme l'eau vont les saisons
le temps s'en va comme rivière et tournent l'âge et la misère
nous passons tous à reculons nous n'avons plus notre raison
mais nous allons notre manière quand il faut regarder derrière
ainsi nuage ainsi l'eau claire a coulé le temps de naguère
ainsi la source ainsi l'oiseau comme le vent comme le radeau
mais nous voyons mourir nos pères l'amour est toujours à refaire
et l'homme passe comme l'eau et l'homme passe comme l'eau
Pierre Morency
Fleur de moutarde.
Un lapin à la moutarde, Les fées aiment les bêtises,
Qui très vite lui monte au nez, Qui édulcorent leur ennui,
Quand une fée le regarde Leur apportent des surprises
Dans son terrier noir, confiné. Au goût sucré des embellies.
Ses carottes sont trop cuites. Les fleurs jaunes de moutarde
Elles ont perdu tout leur croquant. Dissipent la morosité
Lapin veut prendre la fuite, D’un lapin qui trop s’attarde
Quand il en a encore le temps. À se vouloir encore aimé.
Jean-Marc Buttin
Pétales de pivoine
Trois pétales de pivoine
Rouges comme une pivoine
Et ces pétales me font rêver
Ces pétales ce sont
Trois belles petites dames
À peau soyeuse et qui rougissent
De honte
D’être avec des petits soldats
Elles se promènent dans les bois
Et causent avec les sansonnets
Qui leur font cent sonnets
Elles montent en aéroplane
Sur de belles libellules électriques
Dont les élytres chatoient au soleil
Et les libellules qui sont
De petites diablesses
Font l’amour avec les pivoines
C’est un joli amour contre nature
Entre demoiselles et dames
Trois pétales dans la lettre
Trois pétales de pivoine.
Printemps qui vient fleurir le temps
arrive un jour sans qu’on le voit venir
Printemps qui vient comme le vent
souffler sur l’hiver et le faire partir
Printemps qui vient renaître à nouveau
nous caresser la peau et nous faire sourire
Printemps qui vient avec la Douceur
accueillir le Soleil qu’on avait oublié
Printemps qui vient nous réchauffer
arroser les jardins, faire jaillir les fleurs
Printemps qui vient nous dire Je t’aime
Afin qu’on puisse tout recommencer
Élodie Santos
Par-dessus l’horizon aux collines brunies,
Le soleil, cette fleur des splendeurs infinies,
Se pendait sur la terre à l’heure du couchant ;
Une humble marguerite, éclose au bord d’un champ,
Sur un mur croulant parmi l’avoine folle,
Blanche, épanouissait sa candide auréole ;
Et la petite fleur, par-dessus le vieux mur,
Regardait fixement, dans l’éternel azur,
Le grand astre épanchant sa lumière immortelle,
– Et moi, j’ai des rayons aussi ! – lui disait-elle.
Victor Hugo
Deux bouquets de muguet,
Au guet ! Au guet !
Mes amis, il m’en souviendrait,
Chaque printemps au premier mai.
Trois bouquets de muguet,
Gai ! gai !
Au premier mai,
Franc bouquet de muguet.
Robert Desnos
Le sonnet de l'asperge
Oui, faisons lui fête !
Légume prudent,
C'est la note honnête
D'un festin ardent.
Et souffrir, mêlé
J'aime que sa tête
Croque sous la dent, L'or de l'œuf brouillé.
Pas trop cependant.
Énorme elle est bête. Charles Monselet
Sardines grillées… … au barbecue du fond du jardinet… Ce jeudi 28 mai, alors que la première canicule s'installe, je décide de fai...