samedi 20 février 2021

L'homme à fables…


La liste des films qu'il a écrits donne le tournis,

comme celles des cinéastes qu'il a côtoyés.


Le talent de Jean-Claude Carrière,

scénariste, écrivain, acteur, s'épanouissait auprès des autres…


Il est mort dans son sommeil.

Cela lui va bien, lui qui était l'ami du songe,



Raconter des histoires était son métier ;

avec l'âge, il était devenu une sorte de Merlin l'enchanteur

qu'on allait consulter pour se bercer…

Jean-Claude Carrière (1931-2021)

dimanche 14 février 2021

Saint Valentin

À l'Amitié, à l'Amour

Apolin, Jacquelin, Valentin… qu’importe le saint

l’important est de vivre,  vivre cette joie de chaque jour

dans le battement de l'émerveillement, de l’Amour…

 

Martine, Honorine, Benjamine… qu’importe la sainte

l’important est de sentir le souffle, le souffle de nos mots

se glisser dans nos gestes, nos regards, nos silences…

 

Aurore, aube, crépuscule, levant, couchant

qu’importe le temps, l'Amour est là à chaque instant

dans la quête de lumière, de cette lumière vive

issue de nos rires, de nos joies, de nos sources vives…                 JeanPaul                                                   

mercredi 10 février 2021

Oranges amères…


La marmelade…

Depuis Mayotte où j'ai découvert la préparation des cédrats confits,

j'ai un réel plaisir à préparer chaque année en février la marmelade d'oranges amères…

Pourquoi février ? La saison de ce fruit du bigaradier appelée également

orange de Séville, est très courte de janvier à mi-février.

À partir de 3 kg de fruits auxquels j'ajoute 3 citrons

et seulement 1,5 kg de sucre de canne, j'obtiens une douzaine de pots.

Le plus long reste la préparation des zestes :

je découpe minutieusement la peau de tous les fruits…

C'est à partir de différentes recettes butinées sur la toile

que je procède chaque année ; fruits achetés le samedi au marché

marmelade mise en pots le lundi avant midi !

Nous l'avons goûtée dès le lendemain matin : un délice !




lundi 8 février 2021

Les dunes reculent…


La tempête Justine a fait reculer le trait de côte

 

Les vents violents et la forte houle des derniers jours de janvier 2021


ont redessiné une nouvelle fois le littoral de Charente-Maritime…


 

Les plages portent les stigmates des agressions


de l’océan déchaîné et des vents violents : le trait de côte recule !



Depuis notre arrivée en Charente-Maritime en juillet 2012,


chaque année, nous observons que les dunes reculent,


que chaque hiver avec ses tempêtes agresse la côte…

https://www.cerema.fr/fr/actualites/cerema-estime-que-recul-du-trait-cote-pourrait-toucher-jusqu-a-50%20000-logements

jeudi 28 janvier 2021

Moi, bougon ?




« Moi, bougon ?

          Ça ne me définit pas du tout !


Je n'ai pas peur de la mort

          puisque je serai le dernier au courant.


Ce sont les autres qui diront : 

          "T'as vu, Bacri est mort."

                     Moi, je m'en fous,

                              je ne serai plus là.


Je ne pourrai pas partager

                     leur tristesse. »


Jean-Pierre Bacri (1951-2021)

dimanche 17 janvier 2021

Le soleil de Maria et l'Azur noir

Séjour à Nîmes et partages avec Maria

          lecture dans le train, lecture près des arènes

                     et c'est Rimbaud qui m'accompagne

                               grâce à Alain Blottière et son Azur noir

« Il vit Rimbaud retirer sa veste et la tenir à l'épaule, prendre la rue de


Strasbourg puis s'engager dans le boulevard de Magenta vers le nord. Cette fois, il 


lui semblait certainement que Paris déjà lui appartenait et qu'il n'allait plus jamais 


en repartir. Verlaine avait été empêché, devait-il penser, et l'attendait chez lui. Il


lui avait donné son adresse, rue Nicolet à Montmartre, tout près de la gare.»



Léo vient d'emménager avec sa mère à Montmartre, à l'endroit même où


Verlaine et Rimbaud se sont rencontrés et aimés cent cinquante ans plus tôt.


Durant un été caniculaire de « fin du monde», alors qu'il croit devenir aveugle,


le garçon voit renaître le Paris des deux poètes et en fait son ultime refuge.



Avec Azur Noir, Alain Blottière poursuit sa série de portraits d'adolescents 


confrontés à la violence du monde, commentée avec Le tombeau de Tomny.

Crépuscule


J'ai embrassé le crépuscule d'hiver ce soir là. Rien — ou presque rien —


ne bougeait au fond du palais. Les ombres ne quittaient pas la route plantée…


J'ai marché sur le pavé froid réveillant le toréador figé dans le plomb :


les pierres des arènes me regardèrent, les voiles du musée vide frémirent…


Alors je levai une à une les traces du jour en bout de course dans l'allée


en accélérant un peu le pas, les bras collés de frimas…


La grande ville, je fuyais parmi les déesses et les dômes, et, courant


comme un mendiant sur les marches d'un palais oublié


j'allais à la rencontre des étoiles, d'une lune à venir…


D'après Aube de Arthur Rimbaud

samedi 9 janvier 2021

Il est grand temps…


 Espérance d’une étoile

 

Une belle espérance est l’enfant de nos têtes

une étoile rouge sang nous couronne à jamais

la raison est au fond et le ciel est au faîte

de nos regards où nous dessinons chaque trait

 

C’est pourquoi de nos maux ce n’est pas le pire

ce ralenti n’est pas mortel et peut s’étoiler

demain, fleurir et nous sortir de nos bas délires

devenir plus grand qu’aucune âme ait jamais celé

 

Et nous portons en nous cette ardente espérance

comme le ver luisant tient son corps enflammé

au cœur de nos énergies elle palpite et danse

lumière comme au cœur du lys le pollen parfumé

 

D’après Tristesse d’une étoile de Guillaume Apollinaire

Clap de fin rue Meyer !

      Sardines grillées… … au barbecue du fond du jardinet… Ce jeudi 28 mai, alors que la première canicule s'installe, je décide de fai...