dimanche 19 novembre 2023

Anniversaire à Lyon…


Dès le réveil, avant de partir au collège…

Philémon souffle ses quatorze bougies

sur un tiramisu maison au chocolat 

préparé par sa maman !!!

Une fin de semaine gourmande se prépare…

Toute la petite famille s'en va à ses occupations

tandis que les grands parents vont au marché de la Croix Rousse…

Un menu très lyonnais à midi : salade de museau

puis quenelles à la volaille en béchamel 

avec fondue d'épinards à la crème… et tiramisu !!!


Tous au restaurant pour le dîner…

Julie et Adrien en direct de Paris nous rejoignent au restaurant le Racine :

une cuisine bistronomique et locale dans le 9e arrondissemen

https://racinerestaurant-lyon.com/ 

Le menu change tous les jours et ce soir là les papilles ont été ravies :

— la chantilly de lard fume, mousseline de petit pois, gravelax de magret de canard, condiment salé, câpres (photo) a eu un certain succès !

— ainsi que le tartare de St-Jacques et les rillettes de lieu noir etc.

Les desserts ? Baba au rhum, ganache chocolat… etc.

Et les vins ? Les côtes du Jura en rouge (cépage trousseau) nous ont séduits !

Champagne


Une bulle s'échappe

une bulle s'envole

vers des horizons lointains

Champagne !

Une autre bulle s'échappe

et nous rions autour de la table

elle monte si lentement le long du verre

Champagne !

Que d’allégresse nos jours chantent

aujourd’hui et encore demain

Mon gâteau d'anniversaire

Les bougies dansent, les bougies rient.

Dans le silence, leurs mèches plient.

Dès la lumière éteinte,

leurs cheveux noirs brillent

dans une goutte bleue.

Et pendant que leur petit cœur grille,

Je touche leurs larmes qui suintent,

réduisant leurs corps peu à peu.

Des petites étoiles qui font baisser les yeux.

Je suis là au-dessus d'elles, ridicule, mais joyeux.

Aujourd’hui est un jour heureux!

Je prends ma respiration.

Je vise. Je souffle.

Leur regard s'éteint.

La flamme s'épuise. Et pendant que leur âme s’envole…

J’entends « Happy…», toujours les mêmes paroles…

Hugo 98 https://lespoetes.net/poeme.php?id=11259&cat=tdm 

Photo de famille…

Après s’être rassasiés, il faut faire la photo de famille !

Le photographe appelle tout le monde à se mettre en place…

C’est où ma place ? À gauche, à droite ? Au-dessus ? En bas ?

Ah non pas à côté de toi ! Mais arrête, enfin !

Et faut sourire en plus ! Ah non, je grimace aujourd’hui !

Et il est passé où le petit oiseau ? Ah y’a plus d’oiseau c’est vrai !

Voilà ! C'est dans la boîte ! Merci ! 

Ouf !

mardi 31 octobre 2023

Venise à Double Tour


Voici un livre venu d'ailleurs… de Venise !

Il y a une Venise de l’évidence et une Venise invisible qui refuse de livrer ses secrets :

Celle des églises, jamais ouvertes. Pourquoi sont-elles inaccessibles ?

Jean-Paul Kauffmann a essayé de forcer ces portes solidement cadenassées

où des œuvres dorment dans le silence.

Découvrir le secret de la chose ignorée ou interdite,

c’est le métier du journaliste et de l’écrivain à la poursuite de ce qui lui est caché.

Jean-Paul Kauffmann poursuit cet exercice de déchiffrement à Venise,

la ville de la mémoire heureuse, pourtant ravagée par le tourisme et la surconsommation.

Le vif de l’Histoire continue à saisir le visiteur dans un éternel présent.

Venise à double tour est un livre sur le bonheur de voir et la jubilation que dispense le catholicisme vénitien

qui exalte la sensualité des corps et de la couleur.

Une réflexion sur les lieux clos de l’absence qu’il faut combler.

À condition d’accepter d’aller vers l’inconnu,

on trouve aussi à Venise ce qu’on ne cherchait pas,

la fortitude, des héros et des lieux invisibles découverts de façon inattendue.

lundi 30 octobre 2023

Thibaud Defever en concert à Chatelaillon-plage…

Concert (gourmand) chez Christine & Olivier…

 

D'abord l'accueil chaleureux suivi d'un apéro maison très varié…

suit l'installation au salon où nous accueillons l'artiste…

 

Entre surfer sur l’écume de la fantaisie et explorer les profondeurs de l’âme humaine,

entre la tradition et la modernité, Thibaud Defever n’a pas choisi son camp.

Ce qui le place hors de toutes les castes de la chanson française.

 

Il fait presque figure de fauteur de trouble, oscillant entre humour et gravité,

premier degré d’intimité qui bouleverse et second degré dont l’acuité précise fait se gondoler les esprits fins.

 

Ambiguïté assumée. Une part d’ombre et de lumière.

Ce qu'il propose n’est de toute façon jamais anodin.

L’appétit sans cesse décuplé, il faut le voir laisser exploser sa joie d’être chanteur. 

 

Ensuite ? Une table de desserts maison avec le fameux riz au lait, le tiramisu et les berlingots de pâte de coing…

 

MERCI Christine & Olivier de cette délicieuse soirée

mercredi 25 octobre 2023

Nantes en vert et rouge…

 

 

Tout commence par une étape au jardin du Logis de la Chapotterie en Vendée

 L'espace clos, à la française, se compose de deux parties, un jardin d'agrément formé de parterres fleuris toute l'année avec, en son milieu, un jardin de plantes aromatiques et médicinales, et un potager peuplé de légumes anciens et de plantes vivaces remarquables. Sur un côté du jardin, une allée de topiaires structure l'espace. A l'opposé, une pergola de rosiers anciens apporte couleurs et parfums. Au-delà du jardin clos, de l'autre côté d'un saut de loup, l'allée cavalière offre une remarquable perspective. Verger, labyrinthe, prairies bordées de haies et bois composent le parc et le domaine à une extrémité duquel se dresse la Croix de Charette qui marque le lieu d'arrestation du célèbre général vendéen. La visite de ce logis du XVIIIème siècle comprend une dizaine de salles historiques meublées ainsi qu'une scénographie innovante sur Charette et la Guerre de Vendée. 

https://www.parcsetjardins.fr/jardins/1212-jardins-du-logis-de-la-chabotterie

Un accueil chaleureux à La Chapelle-sur-Erdre chez Jocelyne et Marc

Au bord de l’Erdre à Nantes, 29 juillet au matin (1825)

[…] Nous allâmes hier nous promener sur la rivière ou plutôt sur le long lac de l’Erdre. Nous débarquâmes à un endroit nommé la Lombarderie, champ acquis dans le temps, par un usurier lombard, c'est-à-dire par ce que l’on appelle aujourd’hui un banquier. Comme le grivois avait scû se bien choisir une retraite ! Imaginez-vous de petits coteaux à pentes douces, bien verdoyans. De petits chemins bordés d’aubépine, inégaux et sinueux ; qu’ombragent par intervalles d’énormes chênes. Imaginez-vous des vergers, des champs de bled, des épaissis de noyers et de chênes ; des treilles. Tout cela se présentant successivement à vous sans être attendu. Point de longues avenues, point de perrons, point de colonnes, mais un groupe de deux ou trois maisons que l’on devine de loin à travers des branchages. On approche et les murailles et les maisons s’offrent à vous fortement tapissées, et de bas en haut, de vignes vigoureuses et chargées de raisins. Cà et là, de gros figuiers. Dans la cour un noyer gigantesque. Des poules, des vaches et des païsans cueillant, dans les arbres, des fruits pour le marché de la ville du lendemain.

Victor HUGO, Correspondance familiale et écrits intimes


 

Déambulation nantaise, un après-midi d'automne

 

C’était bien sur les bords de l’Erdre

ou au passage Pommeraye

ce qui est certain, c’était à Nantes

près de la Loire grise et lente

à Nantes la bien-aimée

où nous aimons tant retourner

 

nous avons déambulé

depuis le Jardin des Plantes

en passant par le Bouffay

et le cours des Cinquante Otages

remonté la rue Crébillon

depuis la Place Royale

jusqu’à l’inévitable Cigale…



Le Liseur aux canaris…

 

Dans la nuit il a surgi

alors que nos pas gris

glissaient sur le pavé

humide et délavé

 

à pas de vent, de loup

voleurs de parfums

et d'étoiles en mesclun

nous avons filé tout doux

 

elle était venue la nuit

plus loin que la nuit

telle une poussière

en attente de lumière… 

 

https://www.flickr.com/photos/michel_craipeau/48577378177

samedi 14 octobre 2023

L'été en automne !


L'île Madame le 7 octobre 2023

Le signe de feu

Ici, où parmi les mers l’île a surgi,
pierre du victimaire se dressant escarpée,
ici, sous le ciel noir, Zarathoustra
allume son feu des hauteurs, —
signes de feu pour les pilotes en détresse,
point d’interrogation pour ceux qui savent répondre…

Cette flamme aux courbes blanchâtres,
—    vers les froids lointains élève les langues de son désir,
elle tourne sa gorge vers des hauteurs toujours plus pures —
semblable à un serpent, dressé d’impatience :
Ce signe je l’ai placé devant moi.


L'île d'Oléron le 8 octobre 2023

Mon âme elle-même est cette flamme: insatiable,
vers de nouveaux lointains,
sa tranquille ardeur s’élève plus haut.
Pourquoi Zarathoustra a-t-il fui les animaux et les hommes ?

Pourquoi s’est-il enfui brusquement de toute terre ferme ?
Il connaît déjà six solitudes —,
Mais la mer elle-même ne fut pas assez solitaire pour lui,
il se hissa sur l’île, sur la montagne il devint flamme,
maintenant, vers une septième solitude
il jette son hameçon chercheur par-dessus sa tête.

Pilotes en détresse !          Ruines de vieilles étoiles !
Et vous, mers de l’avenir !           cieux inexplorés !
vers tout ce qui est solitaire je jette maintenant l’hameçon :
répondez à l’impatience de la flamme
péchez pour moi, le pêcheur des hautes montagnes,
ma septième, ma dernière solitude ! —

Frédéric Nietzsche Dithyrambes à Dyonisos

lundi 9 octobre 2023

Au fil de l'eau sur Diogène…

Sur le canal latéral à la Garonne…

Retrouver Gilles, le capitaine du Diogène au sud de La Réole,

à la base nautique du Fontet

puis filer sur le canal en direction de Bordeaux…

Construit de 1838 à 1856, sous la conduite de l’Ingénieur De Baudre, le canal latéral à la Garonne assure la liaison entre Toulouse et Castets-en-Dorthe (Gironde). Il complète l’œuvre de Pierre-Paul Riquet, le canal du Midi, en offrant des conditions de navigation plus sûres et plus confortables que l’ancienne navigation au fil du fleuve Garonne, souvent soumise aux aléas et aux périodes de fort étiage ou de crues.

Sur ses 193 km de long, 53 écluses rythment la navigation. Longtemps utilisé pour le transport de marchandises, le canal latéral à la Garonne est aujourd’hui exclusivement fréquenté par les bateaux de plaisance et du tourisme fluvial. Des écluses de descente en rivières permettent de rejoindre la Baïse (Buzet-sur-Baïse) et le Tarn à Moissac.

Depuis le passage aux écluses automatisées, une perche pendue en travers du chenal permet d’activer le fonctionnement des écluses.

https://www.canal-et-voie-verte.com/Le-Canal-de-la-Garonne 



Comme un bateau enfin prêt

 

Humble dans mon corps, le matin se glisse :

l'odeur de café, le bois du carré du bateau

tout ce temps entre nos mains

et je songe aux pommes de Cézanne

sur la table là-bas, sereines, impérissables

Le vent commence à froisser le jour

et pendant que je retourne à l'intérieur

des volées de mots et de lumière s'agitent,

bientôt nous lèverons l'ancre sur des flots compacts.


Je vois surgir le reflet de son visage

la vie — tout ce temps — (des sourires)

s'ancre, comme un bateau enfin prêt

à affronter d'autres voyages — horizons —.

D'après Cœurs, comme livres d’amour de Hélène Dorion

 

***

Se laisser glisser sur l'eau du canal, de la Garonne, de la Gironde

jusqu'au port de Meschers où Diogène va passer l'hiver…

 

https://www.bateaux.com/plaisance/port/meschers-gironde-REF0tPu2v4EzFE,


mercredi 27 septembre 2023

Oléron (bis) à bicyclette…


 Au départ d'Arceau entre Dolus et Saint-Pierre d'Oléron…

Pique-nique aux huîtres au bord de l'étang puis

nos bicyclettes filent sur les pistes de l'île que nous adorons

La Boirie, Saint-Gilles, La Fromagerie

jusqu'à la plage de Plaisance face au large…

retour par La Gauterelle, Sauzelle avant

le coucher du soleil…

 

La bicyclette

Quand finira le mois de septembre

Qu’arriveront octobre, novembre

Les feuilles auront leur couleur d’ambre

Ne reste pas triste immobile

Sort de ton lit sort de ta chambre

Et pas question de rester sobre

Laisse ta porte ouverte au vent

Comme passe une automobile

Les feuilles s’enroulent comme un ruban

Ceci n’est pas un enterrement

Suit le cortège en mouvement

Ne garde pas tant de distance

Enivre-toi de poésie

Met des mots sur tes maux

Met de la fantaisie

En compagnie de la musique

Avec les femmes tente ta chance

Sort et met tes pas dans la danse

 

Confettis plumes masques cotillons

Le vent t’invite à faire la fête

Les têtes tournent girouettes

Les années passent en tourbillons

En rondes folles farandoles

Cabrioles pirouettes

La pluie au sol fait des claquettes

Les feuilles s’envolent et c’est très chouette

Souris comme le soleil rayonne

Comme une roue de bicyclette                                    Alainin in Recreation


 

Le lendemain, départ depuis Le Grand-Village-Plage

près de la plage de la Giraudière dans la forêt de Saint-Trojan

jusqu'à Vert-Bois, Le Riveau, La Gaconnière

et Château d'Oléron déjà plus urbaine, plus continentale

 

 ***

Au gré de l'onde

 

L'onde est si fluide que ma pensée vagabonde

ce matin,  face à elle, elle m’appelle

les yeux grand ouverts je cours vers elle

dans ma bulle grande ouverte, je vogue au gré de l'onde

Je cours, je joue, roulant dans l'océan qui gronde.

sous une ondée délurée, je m'enfuis au galop

happé dans les rouleaux, ivre et libre dans les flots

radeau à la dérive aux quatre coins de l’eau

 

Ce mur gris rugissant m'avalant avec ire

de sa mâchoire d'argent cherche à m'engloutir,

avant de s'échouer enfin sur le rivage

 

Plouf ! Éclaboussé d'eau et de lumière aussi

loin de la nappe sable ou de la mer en furie

le gris, le bleu se dessinent dans l’espace…

                                                           Librement adapté de Au gré de l'onde de Isabelle Fouquenelle

https://www.wambrechies.fr/sites/default/files/atoms/files/concours_de_poesies_2020_-_au_fil_de_leau.pdf

Clap de fin rue Meyer !

      Sardines grillées… … au barbecue du fond du jardinet… Ce jeudi 28 mai, alors que la première canicule s'installe, je décide de fai...