L'appel de l'ouest est fort ! Très fort ! Nous avons quitté la Saintonge à l'automne 2017 pour les horizons verdoyants du Quercy… Deux belles, très belles années, nous avons respiré dans le vallon abrité de Lanau à Montcabrier. Trois hivers plus loin, nous revoici sur les bords de la Charente, tout près de la côte, au pays de Pierre Loti et des Demoiselles !
lundi 4 avril 2022
Le Message des papillons
dimanche 3 avril 2022
Harpe paraguayenne…
La harpe paraguayenne est un dérivé des harpes utilisées en Europe. C’est un instrument folklorique sur lequel les joueurs jouent très différemment de la harpe classique à pédales ou de concert traditionnelle. Il est surtout connu dans toute l’Amérique du Sud, mais compte des adeptes et des artistes dans le monde entier.
Au cours des XVeau XVIIIesiècles, lorsque les jésuites établissaient des missionnaires et colonisaient l’Amérique du Sud, ceux qui venaient travailler et vivre dans les colonies apportaient avec eux des harpes européennes traditionnelles. Ces instruments ont joué un rôle majeur dans la diffusion de l’évangile au peuple paraguayen. Les natifs du Paraguay sont devenus des experts de ces instruments à part entière et ont apporté leur propre touche à la fabrication et au jeu de la harpe.
Les paraguayens qui ont appris à jouer et à fabriquer des harpes ont compris que les harpes européennes avaient un inconvénient majeur en termes de conception globale. Les harpes européennes ont une conception de manche qui, en raison de la tension des cordes, fait rouler le manche vers la gauche. Les harpes européennes devaient également être plus lourdes et plus robustes pour supporter cette tension, ce qui les rendait plus difficiles à transporter. Les Paraguayens ont résolu ce problème en créant un manche fendu où les cordes provenaient du centre du manche. Une marque de fabrique de la harpe paraguayenne est qu’elle est beaucoup plus légère que la plupart des harpes européennes, généralement en cèdre et en pin et ne pesant que 12 à 16 livres (5.44 à 7.25 kg) selon que la harpe accepte ou non un système de levier.
La harpe paraguayenne a normalement 36 cordes, bien que certaines aient 32, 38 ou 40 cordes. Cela fournit une plage approximative d’environ cinq octaves. En termes de hauteur, la harpe mesure généralement environ cinq pieds (1.52 m). Il n’a pas de pédales, ce qui est une autre raison pour laquelle les harpes paraguayennes sont légères. Ceux qui ont des systèmes à levier peuvent ouvrir un ou plusieurs leviers pour augmenter la hauteur d’une ou plusieurs cordes d’un demi-ton et ainsi jouer facilement dans différentes tonalités.
En ce qui concerne la performance, une caractéristique du jeu de harpe paraguayen est que l’interprète engage les cordes avec ses ongles. La mélodie apparaît souvent en octaves ou est exécutée avec l’intervalle d’une tierce ou d’une sixième, offrant une saveur riche caractéristique. Les joueurs utilisent également des trémolos, alternant rapidement d’un ton à l’autre. Bref, les Paraguayens traitent la harpe à peu près de la même manière qu’ils traitent la guitare, même en grattant. Avec une approche du jeu de la harpe proche de la guitare, la musique de harpe paraguayenne pétille des rythmes entraînants de l’Amérique du Sud et est loin du stéréotype angélique de la harpe classique.
vendredi 1 avril 2022
Poisson rouge…
Le poisson rouge
Je suis né au magasin
À la lueur des néons
Avec deux trois copains
Puis j’ai tourné en rond
Je suis un poisson rouge
Mon eau est ce bocal
Voir le monde à la loupe
Était mon idéal
Alain Guérin
dimanche 20 mars 2022
Printemps des poètes
L'Éphémère
Il en va des mots comme des chansons d’amour qui reviennent par surprise au détour d’une voix, d’un souvenir, d’une émotion. « J’ai pris la main d’une éphémère… » dansait dans ma mémoire. Sans que je sache qui le premier, de Montand ou Ferré, avait semé ce trouble de l’étrangère en moi. Adolescents nous ne comprenions pas tout à cette romance des années folles, ni même à ce poème que l’on disait roman inachevé, mais pressentions ce mystère de « l’éternelle poésie » qu’Aragon dilapidait sans crier gare.
Une seule et unique voyelle, quatre fois invoquée, entre la fièvre, le murmure, la foudre, l’imaginaire, l’insaisissable, l’à-venir, l’impensé, le maternel, le fugace, la soif, l’énigme, le précaire, l’effervescence, le friable, l’envol, l’impermanence…
Plus vaste que l’antique Carpe Diem et plus vital aussi, L’éphémère n’est pas qu’un
adjectif de peu d’espoir. C’est un surcroît d’urgence, de chance et de vérité.
Une prise de conscience toute personnelle et cependant universelle, comme un
quatrain d’Omar Khayyam, un haïku d’hiver, un coquelicot soudain, une falaise à
soi, un solstice d’été, un arbre déraciné ou la vingtaine de numéros d’une
revue de poètes du siècle dernier.
Il est temps, il est temps de sonder à nouveau L’é—phé—mère. De ne pas attendre à demain. De questionner ici
et maintenant la part la plus fragile, la plus secrète, la plus inouïe de nos
existences.
Seul l’éphémère dure… Eugène Ionesco
Je suis un convalescent du Moment… Fernando Pessoa
Cueillez dès aujourd'hui les roses de la vie… Ronsard
Aimer, par tous ses sens l’éphémère… Jean-Bertrand Pontalis
Notre place au soleil est toujours éphémère… Claire Marin
La politique c’est éphémère mais une équation est éternelle… Albert Einstein
jeudi 17 mars 2022
Un dimanche dans les marais…
Du côté de Saint-Froult
Il suffit de franchir la Charente
par le fameux Transbordeur,
de contourner Moëze avec son clocher et sa croix Hosannière,
de repérer la maison en bois toute neuve,
où Isabelle, parée de fleurs, nous accueille
dans la lumière déjà chaude d'un hiver fatigué…
Au bord de l'océan
Une
dame mystérieuse, au grand cœur
Pour un temps, pose
ses lourds bagages
Loin de la
grande ville et de ses rumeurs
De la folie humaine et
de tous ses ravages
Le
soleil n’est encore qu’un point à l’horizon
Que déjà elle se
promène au bord de l’eau
Elle respire les
embruns, s’imprègne de la chanson
Des vagues qui se
meurent et renaissent aussitôt
À la tombée du jour, elle marche sur les dunes
Profitant du spectacle magique du coucher du soleil
Quand les étoiles au firmament s’allument une à une
Elle s’en retourne heureuse, elle sait la lune veille !
Jonquille, acrostiche
J...aune
comme le soleil la jonquille.
O...n la voit un peu partout dans les rocailles et parterres.
N…arcisse l’appelle-t-on parfois.
Q...ue tu es magnifique dans tes dentelles !
U...ne mini trompette se cache dans tes pétales.
I…mpossible d’imaginer le printemps sans ta présence.
L…égère et délicate, tu te balances au vent
L…aissant derrière ce déhanchement tant de grâce
E…t d’essences subtiles, toi la jonquille…
Guy Rancourt
samedi 12 mars 2022
24e Printemps des poètes
L'Éphémère…
Il en va des mots comme des
chansons d’amour qui reviennent par surprise au détour d’une voix, d’un
souvenir, d’une émotion. « J’ai pris la main d’une éphémère… »
dansait dans ma mémoire. Sans que je sache qui le premier, de Montand ou Ferré,
avait semé ce trouble de l’étrangère en moi. Adolescents nous ne comprenions
pas tout à cette romance des années folles, ni même à ce poème que l’on disait roman inachevé, mais pressentions ce
mystère de « l’éternelle poésie » qu’Aragon dilapidait sans crier
gare.
Une seule et unique voyelle,
quatre fois invoquée, entre la fièvre, le murmure, la foudre, l’imaginaire,
l’insaisissable, l’à-venir, l’impensé, le maternel, le fugace, la soif,
l’énigme, le précaire, l’effervescence, le friable, l’envol, l’impermanence…
Plus vaste que l’antique Carpe Diem et
plus vital aussi, L’éphémère n’est pas qu’un adjectif de peu d’espoir. C’est un
surcroît d’urgence, de chance et de vérité. Une prise de conscience toute
personnelle et cependant universelle, comme un quatrain d’Omar Khayyam, un
haïku d’hiver, un coquelicot soudain, une falaise à soi, un solstice d’été, un
arbre déraciné ou la vingtaine de numéros d’une revue de poètes du siècle
dernier.
Il est temps de sonder à nouveau L’éphémère.
De ne pas attendre à demain. De questionner ici et maintenant la part la plus
fragile, la plus secrète, la plus inouïe de nos existences.
Sophie Nauleau
vendredi 11 mars 2022
Bêtise de la guerre
Bêtise de la guerre
Ouvrière sans yeux, Pénélope imbécile,
Berceuse du chaos où le néant oscille,
Guerre, ô guerre occupée au choc des escadrons,
Toute pleine du bruit furieux des clairons,
Ô buveuse de sang, qui, farouche, flétrie,
Hideuse, entraîne l’homme en cette ivrognerie,
Nuée où le destin se déforme, où Dieu fuit,
Où flotte une clarté plus noire que la nuit,
Folle immense, de vent et de foudres armée,
À quoi sers-tu, géante, à quoi sers-tu, fumée,
Si tes écroulements reconstruisent le mal,
Si pour le bestial tu chasses l’animal,
Si tu ne sais, dans l’ombre où ton hasard se vautre,
Défaire un empereur que pour en faire un autre ?
Victor Hugo
Clap de fin rue Meyer !
Sardines grillées… … au barbecue du fond du jardinet… Ce jeudi 28 mai, alors que la première canicule s'installe, je décide de fai...
-
Une semaine dans le Pays d'Auge Partir à la mi-juin, l'été a envie de s'installer direction du Calvados ; se poser dans le gîte ...
-
Les sapins Les sapins beaux musiciens Chantent des noëls anciens Au vent des soirs d'automne Ou bien graves...
-
La vie culturelle suspendue par l'épidémie Quel avenir pour le spectacle vivant ? Sommes-nous déjà des morts vivants ? Alors que les gra...

