Nous jouons les prolongations,
en train depuis Gênes, Vintimille, Nice, Marseille et…
… Étape à Montpellier
Extrême Hôtel réserve une grande part à la carrière de photo-reporter de Depardon, à travers une sélection de coupures de presse et de tirages couleur issus de ses archives. Le visiteur retrouve ses reportages sur les Jeux Olympiques, la guerre du Liban, l’affaire Françoise Claustre ou les voyages du pape Paul VI. Cette partie montre comment la couleur intervient également dans le traitement des événements historiques. Ici, l’humain est au centre qu’il soit athlète, reine d’Angleterre, Richard Nixon ou anonyme. Ils apparaissent dans des situations où se mêlent tension, attente, ou moments de relative normalité malgré le contexte.
L'errance, un mode de travail
« La couleur est la métaphore de la curiosité », philosophe Raymond Depardon en parcourant plusieurs salles où s’exposent les images issues de ses déplacements. Des errances réalisées sans commande précise, notamment à Carthagène, Tokyo, en Méditerranée ou autour de l’hôtel d’Addis-Abeba, en Ethiopie, qui donne son titre à l’exposition. Il s’agit de photographies prises lors de marches, de retours sur d’anciens lieux de reportage ou de simples déambulations.
Dans son objectif, Depardon privilégie des rues, des façades, des silhouettes en mouvement, des objets du quotidien. Il capte des situations humaines dans leur dimension la plus simple dans une ambiance urbaine ou rurale. C’est ainsi qu’est dévoilée au public pour la première fois, la série USA, où son regard se pose sur l’Amérique intermédiaire, celle des stations-services et des restaurants de bord de route.
Dans un verre à la Brasserie Bori
Le verre
Il s’étire comme la cire que ramollit la flamme
Comme la poésie qui se sert d’une plume
Le verre a vocation d’extérioriser l’âme
Il se montre aérien aussi léger qu’une plume
Il ne cèle jamais rien de la vie qui écume
Ni du vaste univers où les étoiles s’allument
Il joue de la lumière qui lui sert de costume
Pour faire passer l’âme dans le chas d’une aiguille
Il peut être aussi fin qu’un cheveu ou qu’un fil
Car le verbe sait se fondre et changer d’apparence
Comme il peut feindre il peut se teindre ou bien se peindre
Sans jamais pour autant perdre sa transparence
Et cette magie du verbe n’est pas prête de s’éteindre


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