mardi 7 janvier 2025

Ajaccio (1)

Ajaccio ! Le nom a surgi un beau matin de novembre…

Nous avions déjà découvert la Haute Corse, 

de l'Île Rousse à Bastia : la Balagne, le Nebbio, le Cap Corse, 

au printemps 2016 en sillonnant les petites routes,

avec des coups de cœur du côté de Calvi, Saint-Florent, 

Nonza, Centuri-Port, Erbalunga…


Pour y revenir l'hiver suivant : Bastia-Bastia

avec deux bases/étapes : Piana et Bonifacio…


Et puis encore cet automne du côté de Corte

à Venacco et Aïti dans la Castagniccia…


Ajaccio ! La ville boudée lors de nos précédentes visites…

Ajaccio, il doit toujours y faire beau, et bon même en hiver !

Arrivés sous une pluie fine le jeudi au crépuscule

nous avons retrouvé la belle lumière solaire

dès le lendemain et elle ne nous a plus quittés !

 

Nous voici posés en centre ville, rue Fesch,

deux semaines à découvrir les trésors de la ville

de son golfe et des environs à pied, en bus,

en train (jusqu'à Corte), en bateau (jusqu'à Porticcio)


Un peu d'histoire : dès la fin de l'Antiquité, existe un petit village,

niché au fond du golfe de la côte occidentale corse…

Mais c'est à partir de 1492 (année de la découverte des Amériques

par Christophe Colomb et année de la chute de Grenade en Andalousie)

que sous l'autorité de la Banque génoise de Saint-Georges,

qu'Ajaccio devient une cité.

L'activité économique s'organise tout d'abord autour d'une forteresse,

puis enfin au-delà des murs de la citadelle.

Les Gênois se mêlent aux Corses et naissent alors l'Aiaccini : les "Ajacciens".

La Cité impériale est devenue un joyau de la Méditerranée occidentale…

Deux semaines à la découvrir peu à peu depuis le port ;

les montagnes enneigées sont tout proches…


Depuis la plage Saint-François jusqu'au cours Lucien Bonaparte

(les références à l'empereur natif de la ville sont innombrables !)

une déambulation que nous effectuerons presque tous les soirs

afin d'admirer les magnifiques couchers de soleil !!!

Une préparation à la découverte des îles Sanguinaires… 

 

Soleil couchant dans la baie d'Ajaccio 


Nos pas glissent sur les blocs de granit

alors qu'à l'horizon le couchant s'allume ;

au loin, brillante encore par sa barre d'écume,

la mer sans fin commence où la terre finit. 


À nos pieds, la nuit peu à peu s'installe,

seul l'Angélus du soir de la cathédrale Notre-Dame

ébranle le silence et s'unit à la rumeur des flots

et nous frémissons avant de faire demi-tour…


L'horizon tout entier s'enveloppe dans l'ombre

et le soleil mourant, sur un ciel décoloré

ferme les branches d'or de son riche éventail.


D'après Soleil couchant en Bretagne

de José-Maria de Heredia


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