Hirsutes buissons gris, cailloutis et rocaille,
Chaos de galets blancs et rochers dénudés
Sous le grand soleil fou qui cure et qui fouaille
De ses rayons d’acier les plantes assoiffées :
C’est un monde très sec où la pierre étincelle,
Cinglé par le mistral, ravagé de lumière ;
Un monde à la beauté primitive et austère,
Engourdi sous la voûte marine du ciel.
Monde aride et brûlant mais jamais silencieux,
Car inlassablement les cigales y criquent.
Univers gris et blanc sous un ciel toujours bleu ;
Un monde sans douceur aux accents archaïques
Du tout-début des temps. Les fleurs y sentent bon,
Comme si leur parfum pouvait les protéger
Contre l’excès en tout. Et leur exhalaison
Flotte dans l’air limpide en effluves légers.
Daniel Sannier


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