La citadelle de Brouage
L'océan a abandonné à son triste sort le « plus beau havre de France ».
L'histoire lui a préféré Rochefort et La Rochelle.
Aujourd'hui, la petite cité fortifiée, au beau milieu de nulle part, attend en vain le retour des flots. Depuis le chemin de ronde, nous dominons les anciennes salines, devenues vastes pâturages…
Nous y arrivons après avoir erré dans les anciens marais : naïvement, à la sortie de Moëze, nous quittons la route principale pour suivre le panneau "Aire de pique-nique"… introuvable !
Mais des paysages inoubliables jusqu'aux premiers remparts de la cité assoupie. Rues désertes (le déconfinement balbutie…), toutefois, dans l'obscurité d'une porte de salle de restaurant, nous trouvons une piste pour acheter une bouteille de vin local afin d'accompagner le pique nique. Nous allons nous installer sur les remparts, au-dessus de des Forges royales, tout près de la Halle aux vivres.
Avant de quitter la place, les dernières lueurs du jour nous appellent, là-bas, au Bastion de la mer : l'émerveillement est total…
L'océan a abandonné à son triste sort le « plus beau havre de France ».
L'histoire lui a préféré Rochefort et La Rochelle.
Aujourd'hui, la petite cité fortifiée, au beau milieu de nulle part, attend en vain le retour des flots. Depuis le chemin de ronde, nous dominons les anciennes salines, devenues vastes pâturages…
Nous y arrivons après avoir erré dans les anciens marais : naïvement, à la sortie de Moëze, nous quittons la route principale pour suivre le panneau "Aire de pique-nique"… introuvable !
Mais des paysages inoubliables jusqu'aux premiers remparts de la cité assoupie. Rues désertes (le déconfinement balbutie…), toutefois, dans l'obscurité d'une porte de salle de restaurant, nous trouvons une piste pour acheter une bouteille de vin local afin d'accompagner le pique nique. Nous allons nous installer sur les remparts, au-dessus de des Forges royales, tout près de la Halle aux vivres.
Avant de quitter la place, les dernières lueurs du jour nous appellent, là-bas, au Bastion de la mer : l'émerveillement est total…
Soleils couchants
Le soleil s'est couché ce soir dans les nuées ;
Demain viendra l'orage, et le soir, et la nuit ;
Puis l'aube, et ses clartés de vapeurs obstruées ;
Puis les nuits, puis les jours, pas du temps qui s'enfuit !
Tous ces jours passeront ; ils passeront en foule
Sur la face des mers, sur la face des monts,
Sur les fleuves d'argent, sur les forêts où roule
Comme un hymne confus des morts que nous aimons.
Et la face des eaux, et le front des montagnes,
Ridés et non vieillis, et les bois toujours verts
S'iront rajeunissant ; le fleuve des campagnes
Prendra sans cesse aux monts le flot qu'il donne aux mers.
Mais moi, sous chaque jour courbant plus bas ma tête,
Je passe, et, refroidi sous ce soleil joyeux,
Je m'en irai bientôt, au milieu de la fête,
Sans que rien manque au monde, immense et radieux !
Victor Hugo


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