mercredi 4 janvier 2023

Roussillon (1)


En route vers les Pyrénées orientales…
 
En cette fin d'année, nous mettons le cap sur le sud

en passant par Collonges-la-Rouge, Rodez, Alès, Nîmes
 
Sète, Perpignan pour se poser chez Paulette à la Fleur du Conflent.
 

Nous voici au pied du mont Canigou, Le Canigó, à 2 784 mètres,
 
est la montagne sacrée des Catalans ; la "dent de chien" !

Dix jours à découvrir quelques trésors cachés dans un vallon

au sommet d'un piton rocheux, au détour d'un virage…

Ce jour-là, nous quittons Prades en direction de Saint-Michel-de-Cuxa…
L'abbaye de Saint-Michel-de-Cuxa

Véritable splendeur de l'art roman ! Vaste monastère vieux de plus de mille ans !

Une communauté s'y développe sous la protection des comtes de Cerdagne

et lance d'ambitieux travaux d'agrandissement grâce à leurs relations
 
avec les papes et nobles de l'époque…

Un certain Pierre Oceolo, doge de Venise, est venu s'y retirer en 971 !!!
 
Sur le même emplacement, trois édifices sont successivement construits.
 
On y utilise pour la première fois le marbre rose de la région.
 
Après la Révolution, une bonne partie des éléments sont dispersés
 
et rachetés par des antiquaires et serviront de base à l'édification

par Rockefeller des Cloisters à New York…

 
 
L'abbaye de Saint-Martin-du-Canigou

Un lieu qui se mérite : une seule solution pour atteindre le nid d'aigle

isolé dans la montagne à 1 050 mètres, au bord d'un précipice ! À pied !

À partir de Casteil, une rampe exclusivement piétonne conduit à l'abbaye !

Le temps est superbe, lumière pure, point de vent, l'idéal !

Et quelle joie là-haut ! Ici, on peut tutoyer le ciel dans un silence pur !

Nous vous invitons à faire ce voyage exceptionnel, inoubliable !



dimanche 1 janvier 2023

Nouvel An… 2023


Je vous souhaite des rêves à n’en plus finir et l’envie furieuse d’en réaliser quelques uns.
 
Je vous souhaite d’aimer ce qu’il faut aimer et d’oublier ce qu’il faut oublier.
 
Je vous souhaite des passions, je vous souhaite des silences.
 
Je vous souhaite des chants d’oiseaux au réveil et des rires d’enfants.
 
Je vous souhaite de respecter les différences des autres, parce que le mérite et la valeur de chacun sont souvent à découvrir.
 
Je vous souhaite de résister à l’enlisement, à l’indifférence et aux vertus négatives de notre époque.
 
Je vous souhaite enfin de ne jamais renoncer à la recherche, à l’aventure, à la vie, à l’amour, car la vie est une magnifique aventure et nul de raisonnable ne doit y renoncer sans livrer une rude bataille.
 
Je vous souhaite surtout d’être vous, fier de l’être et heureux, car le bonheur est notre destin véritable.
 
Jacques Brel
Premier janvier 1968

samedi 17 décembre 2022

Noël, déjà Noël !


Noël
 
Noël est venu si vite que tu ne te souviens pas
qu'il y ait eu trois saisons entre aujourd'hui
et l'année dernière.
Il n'a pas neigé comme tu aurais voulu.
Tu n'as pas autant d'argent que tu aurais voulu.
Tes parents ont vieilli et leurs parents aussi.
 
Noël est venu si vite que tu te sens pris
dans une tempête de couleurs et de chansons
que tu connais depuis l'enfance et qui continuent
malgré tes soupirs d'agacement
de te plaire (…)
Cécile Coulon Les ronces p. 62

Joyeux Noël…

mardi 13 décembre 2022

C'est la Sainte-Lucie !


Dans les contrées septentrionales, où en hiver les nuits sont les plus longues et le retour de la lumière ardemment désiré, on fête la Sainte-Lucie de Sicile, dont le nom signifie « lumière ». On la célèbre le 13 décembre, qui était jadis la date du solstice d’hiver.

Les anciens prétendaient que, dans la nuit précédente, on pouvait apercevoir Lucie, glissant sur les étendues neigeuses et les lacs gelés, une couronne de lumière sur la tête. Dans les villes, on organisait des retraites aux flambeaux pour hâter le retour de la lumière. Et dans chaque maison, les filles se levaient à l’aube, s’habillaient de blanc , posaient sur leurs cheveux une couronne de houx où étaient plantés des bougies allumées…


À la Sainte-Luce,
 
les jours croissent du saut d’une puce !

lundi 5 décembre 2022

De la poésie au quotidien…


Quand l'amitié rime avec poésie…

Un ami arrive un soir d'hiver :

tiens mon ami, voici un peu de poésie…
 
par les temps qui courent comme il est bon
 
d'aller se réfugier entre les mots d'une âme fleurie
 
qui vous fait don de ses regards, de son écoute
 
des images sous ses paupières surgies de nulle part

blotties et tièdes comme une goutte de rosée à peine éveillée…
 
 
Les couleurs
 

Mon enfance a connu deux couleurs :

le vert et le noir.

Je m'enfonçais, le soir,

dans chacune de leurs nuances.

Cécile Coulon https://www.youtube.com/watch?v=Q9Zdr0fZRiM

jeudi 1 décembre 2022

Édouard Fernet au piano !

Monsieur Ferlet parvient à transmettre la richesse

de sa propre écoute de Bach et à nous entraîner

dans sa fascinante mécanique,

captée tant dans son sens du  jeu

que dans ses transpirations d'humanité.

Jazz Magazine

 

Nous avons eu l'immense bonheur de le voir et l'écouter

deux fois : le lundi chez Luc dans la campagne

et le mardi au Théâtre de la Coupe d'Or…

Brillant interprète, compositeur de jazz au swing raffiné,

inclassable et virtuose,

Édouard Ferlet nous a offert des instants jubilatoires…

https://www.youtube.com/watch?v=m9VdFDDUQJw 

mercredi 30 novembre 2022

Une découverte littéraire…

 

Depuis 2004, le Prix des Lecteurs récompense un auteur ou une autrice européenne pour un ouvrage, écrit ou traduit en français, correspondant à la thématique de l’édition en cours.

En 2022, le prix nous emmène au Portugal, à la découverte de 4 auteurs et autrices originaires du Mozambique et du Portugal traduit‧e‧s pour la première fois en français !

À Rochefort, à la médiathèque qui participe pour la première fois — prix découvert à Saintes — ce sont les Carnets de mémoires coloniales de Isabela Figueiredo (que nous avons rencontrée) qui ont remporté le prix ! Un véritable coup de cœur, une écriture qui m'a rappelé la voix de Marguerite Duras…

L'auteure, plus de quarante ans après son départ forcé du Mozambique en 1975, après l'indépendance, relate en courts chapitres les souvenirs marquants de son enfance à Lourenço Marques (Maputo) et son arrivée au Portugal, 12 ans plus tard, chez sa grand-mère qui la recueille alors que ses parents sont restés au pays.


Nous voici plongés en terre africaine, dans les années 60, dans une colonie portugaise où règne la ségrégation raciale et le racisme le plus banal et le plus sordide. Rien de nouveau sous le soleil, si ce n'est une femme qui cherche à travers ses souvenirs à définir son identité, entre un père bien aimé mais incarnation du colon raciste et brutal et un pays natal où être Blanc signifie être à part, sans relation possible avec les Noirs. Tiraillée entre la figure paternelle et son amour pour un pays dont elle a été arrachée, l'auteure essaye de rassembler les morceaux de son existence pour donner sens à ce qu'elle a vécu et peut-être se réconcilier avec la part d'elle-même qui a vécu la ségrégation et profité de la colonisation, à son corps défendant. Un livre puissant, charnel dans son expression, qui donne un visage à la douleur de quitter un pays natal alors même que celui-ci a été usurpé et reste à jamais hors d'atteinte.
 

https://www.youtube.com/watch?v=ayP1FXYXADA

Clap de fin rue Meyer !

      Sardines grillées… … au barbecue du fond du jardinet… Ce jeudi 28 mai, alors que la première canicule s'installe, je décide de fai...