jeudi 1 décembre 2022

Édouard Fernet au piano !

Monsieur Ferlet parvient à transmettre la richesse

de sa propre écoute de Bach et à nous entraîner

dans sa fascinante mécanique,

captée tant dans son sens du  jeu

que dans ses transpirations d'humanité.

Jazz Magazine

 

Nous avons eu l'immense bonheur de le voir et l'écouter

deux fois : le lundi chez Luc dans la campagne

et le mardi au Théâtre de la Coupe d'Or…

Brillant interprète, compositeur de jazz au swing raffiné,

inclassable et virtuose,

Édouard Ferlet nous a offert des instants jubilatoires…

https://www.youtube.com/watch?v=m9VdFDDUQJw 

mercredi 30 novembre 2022

Une découverte littéraire…

 

Depuis 2004, le Prix des Lecteurs récompense un auteur ou une autrice européenne pour un ouvrage, écrit ou traduit en français, correspondant à la thématique de l’édition en cours.

En 2022, le prix nous emmène au Portugal, à la découverte de 4 auteurs et autrices originaires du Mozambique et du Portugal traduit‧e‧s pour la première fois en français !

À Rochefort, à la médiathèque qui participe pour la première fois — prix découvert à Saintes — ce sont les Carnets de mémoires coloniales de Isabela Figueiredo (que nous avons rencontrée) qui ont remporté le prix ! Un véritable coup de cœur, une écriture qui m'a rappelé la voix de Marguerite Duras…

L'auteure, plus de quarante ans après son départ forcé du Mozambique en 1975, après l'indépendance, relate en courts chapitres les souvenirs marquants de son enfance à Lourenço Marques (Maputo) et son arrivée au Portugal, 12 ans plus tard, chez sa grand-mère qui la recueille alors que ses parents sont restés au pays.


Nous voici plongés en terre africaine, dans les années 60, dans une colonie portugaise où règne la ségrégation raciale et le racisme le plus banal et le plus sordide. Rien de nouveau sous le soleil, si ce n'est une femme qui cherche à travers ses souvenirs à définir son identité, entre un père bien aimé mais incarnation du colon raciste et brutal et un pays natal où être Blanc signifie être à part, sans relation possible avec les Noirs. Tiraillée entre la figure paternelle et son amour pour un pays dont elle a été arrachée, l'auteure essaye de rassembler les morceaux de son existence pour donner sens à ce qu'elle a vécu et peut-être se réconcilier avec la part d'elle-même qui a vécu la ségrégation et profité de la colonisation, à son corps défendant. Un livre puissant, charnel dans son expression, qui donne un visage à la douleur de quitter un pays natal alors même que celui-ci a été usurpé et reste à jamais hors d'atteinte.
 

https://www.youtube.com/watch?v=ayP1FXYXADA

dimanche 27 novembre 2022

Christian Bobin éteint la lumière ici-bas…

« L’âme est plus subtile que l’air : la main de la mort ne peut se refermer sur elle. » 

 

Mon cher Bobin des Bois, le plus grand des poètes contemporains, tu viens de mourir. 

 

« Je me demande où tu es. Le cimetière, la terre, le cercueil cela ne me suffit pas comme réponse. »

 

Double peine : je perds un humain que j’aimais, et un auteur que j’admirais, dont j’attendais chaque courrier et chaque livre, avec un cœur d’amoureux.

 

« La mort tombe dans la vie comme une pierre dans un étang : d’abord éclaboussures, affolements dans les buissons, battements d’ailes et fuites en tous sens. Ensuite grands cercles sur l’eau, de plus en plus larges. Enfin le calme à nouveau, mais pas du tout le même silence qu’auparavant, un silence, comment dire : assourdissant. »

 

Désormais, nous ne pourrons plus t’imaginer en train d’écrire, quelque part, les lignes qui nous mettaient en joie. Il ne nous reste qu’à te relire : nous n’aurons plus de nouveaux trésors, mais ceux que tu nous laisses sont nombreux et merveilleux, et nous consolent déjà

 

« Mon Dieu, pourquoi avez-vous inventé la mort, pourquoi avez-vous laissé venir une telle chose, elle est si douce la vie sur terre, il faudra que votre paradis soit éblouissant pour que le manque de cette vie terrestre ne s’y fasse pas sentir, il faudra que vous ayez du génie pour me donner une joie aussi pure que celle de l’air frais d’une matinée d’avril, oui il faudra que vous ayez beaucoup de talent donc d’amour pour que, dans votre paradis, ne vienne aucune nostalgie de cette vie-là, blessée, petite, muette. »

 

Je suis sûr que tu vas quand même te plaire au paradis…

 

Christophe André

vendredi 25 novembre 2022

Depuis Saint Froult…


À bicyclette avec Isabelle et Antoine…
 
En passant par Soubise et l'église Saint-Pierre,
 
je pense à la luge Fends la bise chez ma grand'mère !!!
 

Fends la bise....

Au souffle sec du vent du Nord

Je marche droit pour faire face ;

Il est si froid cet air qui mord.

 

Et l’alouette au frêle corps

Me jette un œil dans son surplace

Au souffle sec du vent du Nord.


Or le guetteur du mirador

Voit de très loin ce qui me glace ;

Il est si froid cet air qui mord.

 

Soudain le cri d’un vieux condor,

Tel un éclair, remplit l’espace,

Au souffle sec du vent du Nord.


Il trône au ciel et, sans effort,

Déploie, en grand, son vol rapace ;

Il est si froid cet air qui mord.

J’irai plus tard, pour réconfort,

 

Que la villanelle soit la fleur de ces beaux jours à venir

                                                     Tonindulot

https://lespoetes.net/poeme.php?id=10663&cat=tdm


Et nous voici, au couchant, bien au chaud chez Isabelle…


mercredi 16 novembre 2022

Cargo, vélo et Champagne !

 
Les cargos sur la Charente

J'aime à regarder les cargos remonter

ou descendre le fleuve depuis ses rives…
 
Tout d'abord un bruit sourd de mécanique
 
puissante, inhabituel, glissant sur le courant…
 
Parfois, trop tard, on ne voit qu'une cheminée
 
ou un bout de pont désert entre les roseaux…
 
Oserons-nous un jour partir sur l'un d'eux
 
avec Le guide des voyages en cargo dans le sac… ?
 

À vélo jusqu'à Fouras…

Au retour du marché nous avons rangé le guide acheté en 1994,

et plus sagement choisi de partir à vélo jusqu'à Fouras,

avec le pique-nique sur le dos ; magnifique circuit en passant

par Vergeroux, Saint-Laurent-de-la Prée et l'Espérance…
 

Bourrasques de vent à l'aller, bourrasques au retour,

vous avez remarqué le jeu malin du vent : s'amuser de tourner avec vous :

"… oh ce vent de face, nous l'aurons dans le dos au retour !" Que nenni !
 
Et sur nos joues rougies, nous avons gardé son sourire malicieux jusqu'à la nuit…


Et le lendemain, CHAMPAGNE !
 
Oui, c'était un Deux novembre sur l'île aux parfums (Mayotte),
 
que nous avons dit oui à Monsieur le Maire de Dembéni…

 
Depuis ? Saint-Seurin-de-Palenne, Saintes, Puy-l'Évêque, 
 
et c'est ainsi, qu'en avion, en bateau, en auto, un peu à vélo
 
on se retrouve un jour à rêver, en suivant des yeux les cargos 
 
sur les rives de la Charente depuis Rochefort-sur-Mer…
 
 

« Voyager plein d'espoir est mieux que d'arriver.»

                                                                  Robert Louis Stevenson


lundi 14 novembre 2022

Azulejo trio…

Esquisses espagnoles ou les utopies partagées…
 

Lorsque le vent souffle sur la membrane d’une percussion

et que le son de la voix s’extrait du sol au travers du corps,

la musique s’anime peu à peu, les pieds se lèvent et la danse emboîte le pas. Aujourd’hui, la Castille a rendez-vous avec la Catalogne et le Pays Basque,

et se paie un détour du côté de l’Amérique aux accents latins.

 

Au travers d’œuvres toutes empreintes d’un souffle hispanique,

éloignées esthétiquement mais proches dans le temps,

les musiciens flûtés, percutants et enchanteurs vous font balancer

au rythme de la malagueña, de la habanera et du tango,

et vous conduisent dans les entrelacs du jazz, de la musique populaire

et de la musique classique, réunis pour la même danse.

 

Le répertoire populaire sert de tremplin aux œuvres présentées et nourrit leur discours. La mélancolie de Falla et de Mompou se frotte alors à la vitalité de Coltrane et de Corea, et les accents mélodiques un peu flatteurs d’Outre-Atlantique viennent ponctuer les rêveries lointaines de Evans et Longas.


Augusto de Alencar, chant, flûtes, percussions, cuatro, vièle à roue

Adrien Dupré, chant, clavier, percussions

Pierre Fardet, chant, flûtes, percussions

samedi 12 novembre 2022

Limoges en octobre…

 
 
 
La gare Limoges-Bénédictins
 
Implantée de manière originale au-dessus des voies,

cette gare dessinée par l'architecte Roger Gonthier achevée en 1929.

Sa silhouette originale dominée par un campanile

est devenue emblématique  de Limoges
 
une ville agréable, très accueillante et riches en découvertes…


Les maisons à colombages
 
Elles sont nombreuses et pas seulement
 
dans le quartier de la Boucherie

Celles de l'ancien quartier de la Cité des évêques

sont remarquables surtout à la tombée de la nuit

entre la cathédrale Saint Étienne et le Jardin de l'Évêché…
 

 
Les halles centrales

Du Xe au XIIIe siècle, l'ancienne motte aujourd'hui arasée


abritait le château du vicomte de Limoges.
 
Les vastes halles construites en 1889 et rénovées en 2019,

à charpente métallique sont inspirées par les principes architecturaux

de Gustave Eiffel…
 
328 panneaux de porcelaine de grand feu décorent l'édifice


Le pont Saint-Étienne
 
Construit au XIIIe siècle pour desservir la cité épiscopale,
 
ce pont a vu passer des milliers de pèlerins
 
faisant étape sur le tombeau de Saint Martial
 
avant de rejoindre Saint-Jacques-de-Compostelle.
 
Saint-Martial a également laissé son nom à un second pont médiéval,
 
situé en aval, en dos d'âne et pavé, il ressemble au pont Saint-Étienne.
 
Son origine est cependant beaucoup plus ancienne :
 
ses piles reposent sur des bases romaines en grand appareil de granite.
 

La cour du temple
 
Cette cour privée dessert de riches demeures
 
dont les escaliers et colonnes en granit
 
traduisent avec sobriété l'esprit Renaissance
 
Photo : autoportrait aux tessons
 
le pavage de la cour est en tessons de gazettes :
 
des boîtes en terre utilisées dans la cuisson de la porcelaine
 
 
Un lieu de restauration vite devenu ma cantine : le Bistrot de la Cité

Clap de fin rue Meyer !

      Sardines grillées… … au barbecue du fond du jardinet… Ce jeudi 28 mai, alors que la première canicule s'installe, je décide de fai...