dimanche 23 janvier 2022

Dol, Saint Malo, Dinard, Dinan…


Dol de Bretagne…

Fin Août

 
Le piano est triste, le violon féminin
On ouvre des fenêtres. Le jardin est un baquet
Le parasol est un jasmin. C'est la fête des amourettes
L'été venu à pas d'échasses après la paresse des pluies
L'été qui sent bon abonde sous la casquette.
Et la paupière est à son noël déchiré
Les yeux se comblent, les blés sont toujours loin.
Quelqu'un a laissé des clefs, communes casemates.
L'été s'en va, doute et safran, soleil, adieu les ondes où tu
souffriras.

 

 Paul Le Jeloux (décédé à Dol de Bretagne le 28 décembre 2015)

 http://dol-de-bretagne.fr/13/une-histoire-de-plus-de-1500-ans


Saint Malo

 

Voici l’âpre Océan. La houle vient lécher


Les sables de la grève et le pied du rocher


Où Saint-Malo, qu’un bloc de sombres tours crénelle,


Semble veiller, debout comme une sentinelle.

Louis-Honoré Fréchette

https://plume-de-poete.fr/les-remparts-de-saint-malo/

Dinard

Voici Dinard: la cale avec ses bisquines et ses pêcheurs, son va-et-vient de diligences et de voitures de maître, s'anime chaque année davantage.

La plage de Dinard! La plage des plages, la première d'une série qui finit au promontoire romanesque du Décollé, série qui ne compte pas moins de six jolies anses de sable, encadrées dans des roches bretonnes, sauvages, grandioses, où la truelle du maçon va s'exercer avec frénésie, autant que le crayon du dessinateur et que le pinceau du peintre.

Si le sable aristocratique de Dinard fait la joie des bébés roses, que dire des sentiers taillés dans le roc noir des escaliers, tortueux, épiques de Saint-Enogat ? On prend à gauche, laissant les hôtels de Dinard hâtivement achevés, les boulevards hâtivement percés, le gaz hâtivement installé, dans le village qui devient ville et grandit chaque année, on monte sur la falaise, heurtée et bousculée par un mouvement gigantesque des premières époques géologiques. […]

Le genêt aux fleurs d'or et la bruyère rose couvrent des escarpements diaboliques dans les fissures desquelles vient clapoter la lame bleue, toujours bleue. Le panorama s'élève, il devient surperbe.

[...] Quel coin de paradis que cette baie bretonne!

Par Pierre Giffard

 

 

Dinan

L’abbaye Saint-Magloire

 

Au 9e siècle une communauté de moines s’installe sur les bords de la Rance, le premier roi de Bretagne Nominoë promet d’importantes fondations si les religieux se procurent les reliques d’un saint breton.

Ils n’hésitent pas alors, à voler les ossements de Saint-Magloire sur l’île de Sercq au large de Guernesey. Aujourd’hui, vous pouvez admirer un ensemble de bâtiments remarquables notamment l'imposante verrière du réfectoire, le cloître à piliers carrés et l’église abbatiale.


 https://www.cotesdarmor.com/a-voir-a-faire/patrimoine/villes-et-villages-classes/lehon/

dimanche 9 janvier 2022

Le Mont Saint-Michel


La légende du Mont Saint-Michel

Je l’avais vu d’abord de Cancale, ce château de fées planté dans la mer. Je l’avais vu confusément, ombre grise dressée sur le ciel brumeux.
Je le revis d’Avranches, au soleil couchant. L’immensité des sables était rouge, l’horizon était rouge, toute la baie démesurée était rouge ; seule, l’abbaye escarpée, poussée là-bas, loin de la terre, comme un manoir fantastique, stupéfiante comme un palais de rêve, invraisemblablement étrange et belle, restait presque noire dans les pourpres du jour mourant.
J’allai vers elle le lendemain dès l’aube, à travers les sables, l’œil tendu sur ce bijou monstrueux, grand comme une montagne, ciselé comme un camée et vaporeux comme une mousseline. Plus j’approchais, plus je me sentais soulevé d’admiration, car rien au monde peut-être n’est plus étonnant et plus parfait.


Et j’errai, surpris comme si j’avais découvert l’habitation d’un dieu à travers ces salles portées par des colonnes légères ou pesantes, à travers ces couloirs percés à jour, levant mes yeux émerveillés sur ces clochetons qui semblent des fusées parties vers le ciel et sur tout cet emmêlement incroyable de tourelles, de gargouilles, d’ornements sveltes et charmants, feu d’artifice de pierre, dentelle de granit, chef-d’œuvre d’architecture colossale et délicate.
Comme je restais en extase, un paysan bas-normand m’aborda et me raconta l’histoire de la grande querelle de saint Michel avec le diable.


Un sceptique de génie a dit : « Dieu a fait l’homme à son image, mais l’homme le lui a bien rendu. »
Ce mot est d’une éternelle vérité et il serait fort curieux de faire dans chaque continent l’histoire de la divinité locale, ainsi que l’histoire des saints patrons dans chacune de nos provinces. Le nègre a des idoles féroces, mangeuses d’hommes ; le mahométan polygame peuple son paradis de femmes ; les Grecs, en gens pratiques, avaient divinisé toutes les passions.
Chaque village de France est placé sous l’invocation d’un saint protecteur, modifié à l’image des habitants.
Or saint Michel veille sur la Basse-Normandie, saint Michel, l’ange radieux et victorieux, le porte-glaive, le héros du ciel, le triomphant, le dominateur de Satan.

Mais voici comment le Bas-Normand, rusé, cauteleux, sournois et chicanier, comprend et raconte la lutte du grand saint avec le diable.
Pour se mettre à l’abri des méchancetés du démon, son voisin, saint Michel construisit lui-même, en plein océan, cette habitation digne d’un archange ; et, seul, en effet, un pareil saint pouvait se créer une semblable résidence.

Mais, comme il redoutait encore les approches du Malin, il entoura son domaine de sables mouvants plus perfides que la mer.

Le diable habitait une humble chaumière sur la côte ; mais il possédait les prairies baignées d’eau salée, les belles terres grasses où poussent les récoltes lourdes, les riches vallées et les coteaux féconds de tout le pays ; tandis que le saint ne régnait que sur les sables. De sorte que Satan était riche, et saint Michel était pauvre comme un gueux.

Après quelques années de jeûne, le saint s’ennuya de cet état de choses et pensa à passer un compromis avec le diable ; mais la chose n’était guère facile, Satan tenant à ses moissons.
Il réfléchit pendant six mois ; puis, un matin, il s’achemina vers la terre. Le démon mangeait la soupe devant sa porte quand il aperçut le saint ; aussitôt il se précipita à sa rencontre, baisa le bas de sa manche, le fit entrer et lui offrit de se rafraîchir.

Guy de Maupassant

samedi 1 janvier 2022

Une nouvelle année à peindre…


« La vie en elle-même est une toile vide,


elle devient ce que nous peignons dessus.


Nous pouvons peindre la misère,


nous pouvons peindre la JOIE…


Cette LIBERTÉ est notre SPLENDEUR… »

 

d’après Osho Rajneesh

Deux concerts exceptionnels !

Le concert des oyseaux musique baroque: chant, théorbe, viole de gambe   Jérôme Chaboseau  :  Viole de gambe Pierre-Etienne Nataf  :  Théorb...