samedi 20 mars 2021

Équinoxe…


L'équinoxe de printemps a lieu ce samedi à 10 heures 37


Le long collier des jours s’allonge à l’infini
Passé présent futur tout sombre dans la nuit

Quand la banalité des jours nous verse un morne ennui
 
Il arrive qu’un songe nous tire de la somnolence
 
Que pèsent les jours sont-ils plus lourds que les nuits
De quel côté penche le fléau de la balance ?

La nuit succède au jour
Et le jour à la nuit
Étrange paradoxe
En ce jour d’équinoxe
Le jour est égal à la nuit


Équinoxe Alain Hannecart

mardi 16 mars 2021

J'ai oublié la Sainte Louise…

Tiens, c'était la Sainte Louise hier, me dit-elle,

en levant ses yeux rieurs par dessus l'almanach des postes,

son verre de blanc de Saint Pourçain à la main,

vin léger à base de Chardonnay, Sauvignon et Tressalier !

Euh, c'est possible, la Sainte Marie en août et donc la Sainte Louise en mars !

Je note, ça peut servir, dis-je timidement en terminant le dessert…


Pour toi, le monde doit être plus beau et plus juste. C'est autour de ce rêve que tu construis ta vie. Rien ne peut te détourner de cet objectif. Ta personnalité est celle d'une personne de grande valeur. C'est pour saluer cette richesse que je te dédie ce poème.

Le rêve qui anime et dirige ta vie est celui de l'
Ouverture et de l'humanisme, celui d'un monde meilleur
Utilisant ta capacité de raisonnement à bon escient
Ignorant les obstacles et l'échec, tu marches vers ce but
Sans jamais te détourner de ton chemin, tu vis selon ces valeurs
Etonnante par ta grandeur d'âme, je t'aime et t'admire…


samedi 13 mars 2021

Printemps des poètes 2021 : Le Désir


L’impossible

 

La poésie révèle un pouvoir de l’inconnu. Mais l’inconnu n’est qu’un vide insignifiant, s’il n’est pas l’objet d’un désir. La poésie est moyen terme, elle dérobe le connu dans l’inconnu : elle est l’inconnu paré des couleurs aveuglantes et de l’apparence d’un soleil.


Ébloui de mille figures où se composent l’ennui, l’impatience et l’amour. Maintenant mon désir n’a qu’un objet : l’au-delà de ces mille figures de la nuit.

Georges Bataille 1897 - 1962
L’Impossible, Éditions de Minuit, 1962.

mercredi 10 mars 2021

De marais en marais par ponts et écluses…


Les écluses de Beaugeay

Partir de Bellevue au pont de la D 123, parcourir le marais du Grand Matton

tout en suivant le canal de Broue jusqu'à l'écluse, traverser le canal de Brouage, 

emprunter un bout de la D 238, bien suivre le balisage jaune,

goûter d'une délicieuse merveille au pied d'un nid d'une cigogne musicienne,

filer tout droit, ne pas partir à gauche vers Beaugeay…

Et là, plus de balisage jaune ; juste une ligne droite à perte de vue

le long du canal de Brouage qui rencontre… celui de la Charente à la Seudre…

Mais où allons-nous ? Faire demi-tour ? Et le couvre-feu à 18 heures ?

Accélérons… Une deux, une deux… Tiens, deux grands yeux lumineux là-bas,

loin devant… avançons avant qu'ils ne disparaissent… Nous sommes perdus !

Allez, monter ! Béatrice et Sylvain, nous ramènent au point de départ…

Il est 17 heures 58 à l'arrivée rue Meyer ! Ouf ! 

Les ponts de la Charente à partir de Tonnay

Temps idéal ce lundi matin, ciel limpide, une légère brise…

départ depuis les quais de Tonnay-Charente, le pont suspendu,

et cap sur Saint-Hippolyte par les Robins, les Jacquenauds…

Le Bois des Fenêtres s'ouvre à nous pour le pique-nique…

Suivre la Voie verte (Vélodyssée) jusqu'au pont de la Cèpe…

Longer la Charente jusqu'à Cabariot et retour nonchalant jusqu'au port…


                                                Pont suspendu

Passagère d’un monde                                       Je reste reliée

Imprévisible et improbable                               À mes divins haubans,

Où tout peut arriver,                                          Autre réalité

Fractale incertitude                                            Qui toujours me ramène

Au-dessus de l’abîme,                                        À ma passerelle intérieure. 

                                       

                                                                                                                               Luce Péclard in La force de l'élan

jeudi 4 mars 2021

Contemplation au-dessus du marais…

Et moi maintenant tout entier dans la cascade céleste,
enveloppé dans la chevelure de l’air,
ici, l’égal des feuilles les plus lumineuses,
suspendu à peine moins haut que la buse,
regardant,
écoutant
— et les papillons sont autant de flammes perdues,
les montagnes autant de fumées –,
un instant, d’embrasser le cercle entier du ciel
autour de moi, j’y crois la mort comprise.

Je ne vois presque plus rien que la lumière,
les cris d’oiseaux lointains en sont les nœuds,

la montagne ?

Légère cendre
au pied du jour. 

Philippe Jaccottet (1925-2021), Leçons

Deux concerts exceptionnels !

Le concert des oyseaux musique baroque: chant, théorbe, viole de gambe   Jérôme Chaboseau  :  Viole de gambe Pierre-Etienne Nataf  :  Théorb...